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La machine électorale de Nicolas Sarkozy est instrument éfficace et très bien rôdé pour faire gagner son candidat à la présidentielle. Il a su mettre en place celui-ci pour imposer idéologiquement son idéologie très droitière dans le pays.
Quitte parfois de fouler aux pieds certains principes démocratiques, ou le bon sens, c'est-à- dire, tout sens logique de la politique. Le respect de l'adversaire.
Devoués, les militants répètent, comme un refrain appris, le discours rôdé de leur mentor. Nicolas Sarkozy. Lui, se croyant le messie, s'impose, domine, distille le message. Fort, de ses convictions d'homme de droie. Courageux, démagogue parfois, il harrangue ses troupes avec vigueur. Parfois brutal, un doigt accusateur et menaçant à l'encontre de ses rivaux.
En 2007, cela a fonctionné, la France était en crise. Il lui fallat un homme jeune, fort, énergique, courageux. Le candidat Sarkozy réunissait toutes ses conditions. Après Jacques Chirac, la machine guerrière UMP a su s'imposer et porter jusqu'à la présidentielle un homme convaincant, son leader, Nicolas Sarkozy. Celui-ci devint le président de la République.
C'était le temps des promesses, de la grandiloquence, de l'espoir. Le président promettait. Le parti UMP distillant la bonne parole du président élu. Tout le monde y croyait. La France va sortir de la crise. Il y avait un programme. Les Français vont tous s'enrichir. Travailler plus, pour gagner plus ! martelait le président Nicolas Sarkozy. Il y aura des emplois. Tous ces gauchistes vont voir ce qu'ils allaient voir ! disaient tous les militants de l'UMP.
Cinq ans plus tard, les doutent s'installent. Les militants se posent des questions. Qu'a fait le président élu ? Son comportement irritait les Français. Le président élu Sarkozy faisait ce qu'il voulait. Les promesses et le programme dans lesquelles il était élu, n'étaient pas appliqués. La crise mondiale et financière venant, la France était durent touchée. La petite musique présidentielle ne prenait plus. La crise était là, frappant à la porte d'un chacun. C'est le désespoir.
Le bilan de Nicolas Sarkozy est catastrophique. Les militants de l'UMP sont inquiets. Plus rien ne fonctionnait. Toutes les politiques économiques misent en place n'apportaient pas les réponses escomptées. La France en crise gronde. Malgré cela, le président tente de rassurer. Le pays va s'en sortir. On espère mais les faits sont têtus. Le pays va mal. Le chômage augmente. La vie devient difficile. La pauvreté se développe. Cinq ans déjà, rien n'a été fait !
Les élections se présentent. La droite perd les régions au détriment du parti socialiste, le parti de gauche. L'UMP a un nouveau dirigeant, Jean-François Copé, chargé de redresser le parti en perte de vitesse. Mais, les militants doutent.
L'arrivée d'une élection présidentielle ne doit pas être favorable à la droite. Vu la réorganisation du camp d'en face. Il faut resserrer les rangs. Tous doivent se mobiliser, aider le président sortant Nicolas Sarkozy.
Trop tard. Cette fois-ci en 2012, l'UMP a en face de lui, le Parti Socialiste revigoré par une bonne organisation de ses militants qui, aux primaires démocratiques, ont élu François Hollande, pour le représenter à la présidentielle. Le candidat socialiste que l'on sous-estimé les capacités s'est revélé un bon tribun, capable de réveillé la gauche et porter l'espoir. La bagarre risque d'être rude. Sarkozy aura en face de lui un redoutable adversaire, capable de le déstabiliser.
Le président sortant a vu venir le danger. La machine à broyer ses adversaires a pris un sacré coup et se grippe. Il doit se remettre en scène. Attaquer, avec force et violence. Avant que la gauche ne le neutralise. Le PS se montre lui aussi une grosse machine, très bien rôdée. Les socialistes ont désormais l'expérience des échecs. Ils ne souhaitent plus jamais de perdre. Ils savent que le bilan du président-sortant Sarkozy est jugé globalement négatif.
Le doute gagne la droite avec tous les sondages qui dévoilent le déclin du président-sortant qui n'a plus la confiance des Français qui l'avaient pourtant portés à la tête du pays. Il s'est révélé insuffisant. Même la confession de Nicolas Sarkozy qui a avoué avoir commis des erreurs, et commis des maladresses lors de son quinquinnat, ne convainc plus la majorité. On le voit dans les conversations, les critiques anti-Sarkozy. Il n'a pas honoré son contrat avec les Français. Son projet et sa pratique au pouvoir sont jugés décevants.
Pourtant, Nicolas Sarkozy avait débuté positivement. On croyait en lui. On le jugeait volontariste, pertinent, dynamique, crédible. Dailleurs, dans son livre, "Témoignage", (aux Editions XO, petite collection de poche, Paris 2006, 286 pages), bien avant son élection, il avait parlé de lui, proposé son projet et sa vision pour la France. Il semblait sincère. La majorité des Français le trouvaient capable. L'homme était séduisant, drôle, moderne. Quelqu'un qui parlait comme eux, donc celui qui les comprenait. Hélas, c'était une illusion.
Les militants continuent à croire en lui, mais sans convictions. En 2012, il essaye de se justifier, mais on ne peut être dûpe, se faire flouer, après une deuxième candidature. Ses adversaires notent que Sarkozy n'a plus les moyens d'appliquer ce qu'il n'a pu faire durant ses cinq années de la présidence. Les nouvelles promesses de la droite sont de la poudre aux yeux. Nicolas Sarkozy dit une chose et fais autre chose, disent les socialistes. Il veut se maintenir au pouvoir et fera tout pour cela.
Entouré de ses fidèles amis, ses militans les plus convaincus, le président sortant peut toujours compter sur eux. La France est majoritairement à droite. Le retour des socialistes, c'est la ruine de la France. Disent les militants del'UMP.
La gauche ne doit plus revenir au pouvoir. Vous vous rendez compte, ils veulent taxer les riches. C'est la fuite des capitaux ! Les socialos veulent appauvrir les Français. Nicolas Sarkozy doit rester au pouvoir et faire un deuxième mandat pour sauver la France. Il est le seul capable ! disent les militants de l'Union pour le mouvement populaire.
A la fin de son livre "Témoignage", Nicolas Sarkozy écrivait : ' ce livre, je le dédie à la France qui travaille, mais aussi, à la France qui souffre. A tous les Français quels que soient leur statut, leur region d'origine, la couleur de leur peau, leur engagement politique, leur âge. Je veux parler à tous ceux qui ne se résignent pas à l'immobilisme. A tous ceux qui veulent construire ensemble la France de demain. A tous, je veux dire : par notre volonté collective, tout est possible.' C'était avant. Cinq ans plus tard, tout devient...paroles...paroles...paroles, comme dit la chanson. Pour les Français, on n'a pas vu toutes ses promesses. L'UMP pense encore convaincre pour son président candidat sortant.