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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Première visite d'un président français en Haïti, depuis...1804 !

 

Ce mercredi 17 février, le président français Nicolas Sarkozy entame son voyage dans la Caraïbe, à commencer par l'île de Haïti. C'est la première fois depuis l'accession à l'indépendance de Haïti qu'un président français foule le sol de cette île, victime d'un tremblement de terre. Ce qui explique que cette visite officielle restera historique, à cause de son caractère exceptionnel et des litiges qui n'ont jamais été résolues.

Haïti a été le premier pays noir à arracher son indépendance du joug colonial français, dès le 1er janvier 1804, date de la libération du pays. L'ancienne possession française fut jadis la « Perle des Antilles ». Un pays dont la France tirait une bonne part de la richesse sur Haïti, notamment le sucre.

Haïti est un pays qui fait partie de la grande île d'Hispagnola, scindée en deux. Les deux puissances coloniales ont distribué la partie francophone, Haïti, et l'autre partie hispanophone, Saint-Domingue.Ce deux pays sont la conséquence de l'appétit de ces deux pays européens qui ont pratiqué l'esclavage des Noirs venant d'Afrique pour peupler et travailler ces terres.

Le rapport entre Français et Haïtiens n'a jamais été facile. D'une part, cette France qui ne voulait pas céder cette partie de l'île, empêchant la libération des Noirs, alors que la partie espagnole n'a pas eu ces soubressauts et des déchirures. De l'autre part, après l'indépendance de ce pays, la France fera tout pour empêcher ce pays de se développer. On sait que c'est en Haiti que la présence des Noirs est très importante.

 

Le présent rapprochement entre les deux pays, la France et Haïti, a été imposé par le séïsme qui a détruit la capitale Port-au-Prince et une bonne partie de ses environs. La compassion française a été immédiate. Les Haïtiens ont appréciés le geste du gouvernement français, en y envoyant son équipe de secours pour venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre. Les Américains ont été les premiers à apporter des premières aides massives quelques heures seulement après les premières grandes secousses. Les Français se sont senti concernés puisqu'ils ont des « départements d'outre-mer » dans cette région caraïbéenne. C'est de là que partiront les premières équipes de secours basées en Guadeloupe et à la Martinique.

La dégradation sismique reste un danger permanent pour ces pays environnants dans la mer de Caraïbe, très exposés aux divers cataclysmes naturels. Plusieurs observateurs suivent avec attention tout dérèglement climatique et naturels. Les cyclones et les différents irruptions des montagnes sont parfois réguliers et causent des dégâts énormes. Haïti a été violemment touché par des pluies torrentielles assez violentes, avec des cyclones plus ou moins puissants. C'est la première fois que l'île venait de connaître un tremblement de terre de cette ampleur. La France tenait à apporter son aide.

 

Avant ce voyage du président français, plusieurs réactions ont précédée ce déplacement du chef de l'Etat français. Tout le monde a salué l'engagement de la France de venir en aide aux victimes du séïsme en Haïti. Pour beaucoup, si le geste français est humain, il faut aussi profiter de ce malheur pour règler certaines choses pour soulager le peuple haïtien martyrisé, touché dans la chair. On a denombré plus de 200.000 victimes sorties des décombres. Les morts continuent de s'allonger dans cette comptabilité macabre.

Il est intéressant de noter des réactions sur ce qu'il faut faire pour aider le pays sinistré d'Haïti. Il suffit de lire des articles. Les uns parlent de l'Histoire de ce pays, du rapport qui existe entre l'ancienne puissance coloniale, la France, et sa « possession » devenue « indépendante », il y a plus de deux siècles. Comment s'est passé cette « séparation », et le rôle de cette France colonisatrice.

Les autres évoquent la « prétendue malédiction » de Haïti, soulignant même un aspect irrationnel d'un « Pacte  secret » ! On entrait là en plein délire.
http://www.slate.fr/story/16045/haiti-religion-tectonique-tremblement-terre-chatiment-divin
http://patrimages.over-blog.com/article-haiti-la-maudite-par-ch-didier-gondola--43355782.html

Si certaines voix parlent des abominations sur cette île, d'autres parlent de façon posée de ce qu'il faudra faire désormais. http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2010/02/11/149-lettre-du-10-fevrier-envoyee-par-claude-ribbe-au-president-de-la-republique-francaise-demandant-la-legion-d-honneur-pour-le-general-dumas
http://www.claude-ribbe.com/  On y pose des bonnes questions et on y fait des propositions acceptables. Le président français visite l'île de Haïti, pour quelques heures, mais symboliquement suffisantes pour qu'il puisse rassurer les Haïtiens que la France ne les abandonne pas. D'ailleurs, le président français Nicolas Sarkozy avait promis dès le début du drame, de venir sur place, pour son voyage aux Antilles. Il sera ce mercredi 17 février, d'abord à Haïti, avant de se rendre ensuite en Martinique. Enfin, le président terminera sa tournée en Guyane française. Les deux départements ayant voté pour un nouveau statut de leurs pays respectifs appelés à s'unir.

Le calendrier présidentiel sera très chargé. Il faudra bien gérer le temps et profiter de ce déplacement pour règler certains dossiers encore en suspens. Avec Haïti, le président doit tout faire pour mettre fin à des dossiers datant des siècles. Des litiges qu'il faudra bien parvenir à mettre fin.

 

La reconstruction du pays demandera du temps et des réels engagements. Il faudra des moyens financiers, humains et matériels. Les Haïtiens ne parviendront jamais seuls à rebâtir leur pays. Tout le monde est d'accord pour reconnaître que Haïti est un pays souverain devant un drame. Il faudrait aussi laisser les Haïtiens prendre la commande sur le terrain. Même si l'idée d'un « Plan Marshall » semble une solution absolue pour aider le pays à se reconstruire. Les Américains et les Canadiens sont aussi très présents sur le terrain, en y apportant leurs armées, des moyens colossaux et un engagement total apprécié par la majorité des Haïtiens, au pays tout comme de la diaspora.

La France a été aussi parmi les premiers pays à dépêcher d'urgent des équipes dès l'annonce de ce malheur du séïsme dévastateur. Elle avait déployé dans les heures qui ont suivi les moyens disponibles. Plusieurs centaines de sauveteurs de la sécurité civile, des hélicoptères, et un Navire de la Marine nationale. Les aéroports de Raizet, à Pointe-à-Pitre, (en Guadeloupe), et du Lamentin, (à la Martinique), ont été sollicité en premier pour accueillir les premiers évacués d'Haïti. Dans les deux îles, existent des fortes communautés hatiennes. Une solidarité insulaire s'était consolidée.

Avant que Paris se décide enfin d'accepter les premiers sinistrés du tremblement de terre, évacués vers la France métropolitaine.

Parmi les pays concernés ne premier lieu, il y a bien sûr la France, pour des raisons de liens historiques. Et lorsqu'il fallait une première réunion d'urgence exigée sur cette catastrophe naturelle en Haïti, la voix de la France s'est fait entendre pour apporter son soutien sans retenu. Organisée à Montréal, au Canada, il était question d'organiser une « Conférence internationale sur l'aide à Haïti », dont le consensus était total pour les pays présents. Elle aura lieu au siège de l'Organisation des Nations Unies, à New-York, et ce, à l'invitation des Etats-Unis.

Le président Obama a été le premier président à engager son pays pour aider Haïti. Il avait dépêché son émissaire, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui s'était rendue sur place à Port-au-Prince.

La visite du président Nicolas Sarkozy ne doit pas être banale. Le premier des Français avait beaucoup dit, et il semblait sincère, pour parler d'aider Haïti à sortir de ses souffrances. On suivra ses déplacements et ce qu'il va dire ce mercredi à ce pays à genoux. L'apport de la France à Haïti doit être significatif, important, différent, donc très symbolique. Pour marquer le rapprochement politique entre les deux pays, trop longtemps ignorés l'un et l'autre. Nicolas Sarkozy est le premier président français à se rendre dans cette île d'Haïti pour la première fois, après tant d'années. http://www.france24.com/fr/20100217-paris-annule-dette-haitii-365-millions-reconstruction-port-prince-sarkozy

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