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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Namibie, pays des convoitises ?

Après le Nigéria et l'Angola, ce lundi, je porte mon regard sur un autre pays de l'Afrique Australe, la NAMIBIE.
La Namibie occupe une place à part dans la sphère géographique du continent africain. 
Située en Afrique australe, la Namibie est grand pays de 825.000 km2, avec ses 1.800.000 habitants. Sa capitale est Windoeck. La langue officielle du pays est l'anglais. Le premier président du pays depuis l'indépence est Sam Nujoma. C'est un pays dont on parle peu. Et pourtant, la Namibie, en plus d'être un pays riche en matières premières, est un pays chargé d'histoires. Ses sous-sols sont à l'origine des différentes puissances coloniales qui se sont pressées dans ce pays désertiques et peu peuplé. 

Après les dépeçages qu'ont connus la plupart des pays africains, les puissances coloniales se sont départagés et appropriés des terrîtoires parfois aussi immenses que les leurs et riches en matières premières intéressantes. A la suite de la Conférence de Berlin en 1885, l'Allemagne s'assura la domination de la région de cette terre australe qu'elle baptisa "Sud-Ouest Africain". La conquête des hommes qui l'habitaient ne fut pas facile. Une guerre de résistance des autochtones s'affronta à la puissance coloniale allemande. Cette révolte contre l'occupant coûta des milliers de morts de la part des Noirs. 
De 1904 à 1906, l'Allemagne doit lutter contre le soulèvement des Herero. Une décennie plus tard, c'est le déclenchement de la Première Guerre Mondiale de 1914 à 1918, alors même que l'Allemagne s'embourbait dans sa guerre, la colonisation se poursuivait, mais ce n'était plus l'Allemagne mais l'Afrique du Sud qui va conquérir cette terre voisine désormais vacante de sa puissance coloniale d'avant. 

Auparavant, bien avant la guerre, cette Allemagne avait trouvé des richesses inestimables des matières premières dans ce territoire qu'elle exploitait. C'est l'uranium qui fut la matière la plus intéressante après l'exploitation des diamants et du cuivre. Pour se les approprier, il fallait étouffer dans le sang toute veilléité de contestation. 
Le Chancelier allemand Otto Von Bismarck nomma Heinrick Goering, (futur père d'Hermann Goering, l'un des plus hauts dignitaires nazis, à l'accession du Fürher Adolf Hitler à la chancelerie). Donc, ce Heinrick Goering est nommé gouverneur chargé d'administrer la nouvelle colonie, nommée Namibie. Celui-ci va impitoyablement mâter la rebellion des Herero, conduite par un chef obstiné et courageux Maharero.
Avec des armes et la supériorité des armements moderne pour cette époque-là, l'Allemagne va éliminer 80% de cette population Herero et les survivants se verront fait prisonniers, parqués et regroupés dans des "Konzentrationlager" (camp de concertation), terme utilisé pour la première fois le 14 janvier 1905. Ils subiront des sevices corporelles, comme l'a témoigné Hendrick Fraser : <Lorsque je suis entré à Swakopmund, j'ai vu beaucoup de prisonniers de guerre herero. Les femmes devraient travailler comme les hommes. . Le travail était harassant. Elles devaient pousser des chariots chargés à ras bord sur une distance de dix kilomètres. Elles mouraient littéralement de faim. Celles qui ne travaillaient pas étaient sauvagement fouettées. J'ai même vu de femmes assomées à coups de pioche. Les soldats allemands abusaient d'elles pour assouvir leurs besoins sexuels. > ( "Noirs dans les camps nazis" par Serge Bilé, Editions Serpent à Plumes. page 11).
C'était déjà le prélude à la barbarie nazi, en l'appliquant cette fois aux Juifs, et qui va indigner le monde quelques années plus tard.

Durant leur occupation en Namibie, l'armée allemande va fabriquer des armes aussi sophistiquées avec des matières premières volées aux terres africaines de la Namibie. 
Après la défaite allemande de la Première Guerre mondiale de 1914-18, la Namibie passe dès 1920, sous l'administration de l'Union sud-africaine (l'actuelle Afrique du Sud), mandatée cette fois-ci par la Société des Nations (la future ONU).  Quitter l'Allemagne pour tomber aux mains d'autres puissances coloniales sud-africaines (du temps de l'apartheid), ne changeait rien pour les Noirs Namibiens. Les Sud-Africains se comportant sinon pire que les Allemands. La résistance s'organise pour lutter contre eux. Cette résistance qui déviendra plus tard, le mouvement indépendantiste de la SWAPO (South West Africa People's Organization), Le mouvement nationaliste était pour l'indépendance totale de la Namibie. Elle sera combattue par l'armée sud-africaine qui n'hésitera pas de franchir les frontières angolaises pour traquer les combattants namibiens qui y sont réfugiés.

En 1966, l'ONU révoque le mandat sud-africain sur la Namibie. Malgré cela, les Sud-Africains vont ignorer cette décision internationale. La SWAPO s'engage dans des opérations de guérilla contre les troupes sud-africaines et les pousse à quitter le pays. Grâce à cette guerre de libération nationale farouchement menée par les vaillants combattants namibiens, l'Afrique du Sud va êtr obligée de signer en 1988 des accords de cessez-le-feu avec l'Angola et le Cuba, y compris les forces combattantes de la SWAPO. Ces deux alliés cubains et angolais ayant matériellement et politiquement soutenus le mouvement de Sam Nujoma. Ces actions conduisirent à l'indéprendance de la Namibie en mars 1990.

Sam Nujoma devient tout naturellement le président de la république. Il va nommer plus tard, Hage Geingob comme premier ministre. C'est ce dernier qui va commencer par entammer les réformes nécessaires.Notamment ,en commençant par la reforme administrative. On recruta des Noirs dans la fonction publique, alors que ce sont les Balncs qui, jusque là, admnistraient tout, et détenaient le lévier économique. Ce fut une réforme en douceur. Car les anciens fonctionnaires et autres, cadres Blancs et autres, hérités de la colonisation sud-africaine, étaient maintenus dans leurs postes. La mainmise sud-africaine de jadis, sur l'économie namibienne empêchait les namibiens de connaître la prospérité. Les Sud-Africains faisaient des pressions à la Commission chargée d'attribuer les contrats du gouvernement namibien. Il fallait des négociations habiles et une bonne diplômatie pour qu'enfin l'Afrique du Sud lâche du lest à ce tuteur d'un pays déjà indépendant.

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K
La Namibie doit son nom au désert de Namib, un désert absolu, où j'ai visité il y a très longtemps, l'un des plus vieux du monde, qui longe la côte atlantique sur 1280 km de long et 80 à 120 km de large. Un autre désert, le Kalahari, occupe la partie Est. A deux, le Namib et le Kalahari représentent plus de la moitié du pays. On y a recensé une soixantaine de sources en tout. Si le centre est aride, il n'en est pas de même du nord et du sud où coulent les rivières permanentes. L'Orange marque la frontière avec l'Afrique du Sud et la Cunéné longe au nord le tracé frontalier avec l'Angola. Le nord est aussi arrosé par le Kavango et le Zambèze. Ce qui en fait la zone la plus verdoyante et la plus propice à l'agriculture et à l'élévage. Entre les deux déserts s'étend un plateau haut de 1000 à 2000 m récouvert de savane et de brousse. Cette région occupe un peu moins de la moitié du pays et abrite les principaux centres de peuplement des Blancs. Il pleut peu en Namibie. Les régions les plus arrosées sont celles du nord avec 60 cm de pluie. Le courant froid de Benguela, qu'on retrouve aussi dans la partie côtière sud de l'Angola, venu de l'Océan Atlantique, est la cause de l'abaissement marquée des températures nocturnes, de la rareté des pluies et de la persistance des brouillards sur la côte. On se crorait en Europe du Nord ! Les habitants sont divisés en onze ethnies, dix pour les autochtones et une pour l'ensemble des Européens. Les plus anciens habitants du pays sont des Bochimans ou "Sans" et les Damers. Les Namans, venus plus tard, sont aujourd'hui au nombre de 43 000 après avoir été 50 000 il y a 75 ans. Les Ovambos, les Hereros sont des Bantous. On retrouve les mêmes origines comme en Angola. Les Ovambos, au nord, constituent plus de la moitié de la population totale. tout comme les Ovambos, les Hereros sont des Bantous. Le genocide de 1904, que vous évoquez ici, les a décimés, a renversé la tendance démographique en faveur des Ovambos. Les Hereros sont 62 000 contre 80 000 avant les massacres. Kavangos et Capriviens sont aussi des Bantous voisins géographiques des Ovambos. On les retrouve aussi bien au sud de l'Angola, comme au sud de la Zambie. Les Tawanas sont 5000 à peine et son localisés à l'est du pays en plein désert de Kalahari. Les sang-mélés (africain-européen) sont subdivisés en Oriam, Basers et Métis qui sont autant d'ethnies. Je suis une métisse angolaise- namibienne. Mon père est allemand, ma mère est une angolaise blanche de descendance hollandaise. Je vis en Suisse.
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