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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le Poète des espérances sacrées (Littérature angolaise)

C'est un hommage que nous rendons au plus grand poète angolais : Agostinho Neto. En ce jour du 17 septembre 2007, tout le pays célèbre cette "Journée du Héros". Plusieurs chefs d'Etats africains, surtout ceux de la région de l'Afrique australe, ont tenu à commémorer la mémoire de ce grand homme angolais qui a marqué l'histoire militante africaine. La Namibie, le Mozambique, le Zimbabwé, le Madagascar, la Zambie et les autres pays seront présents à cette cérémonie. Mais l'homme avait dépassé sa région pour rayonner dans tout le continent. Il a été parmi les plus grands pour la cause de cette Afrique progressiste.
Agostinho Neto dans un de ses poèmes intitulé ' Levée des couleurs', dedié aux héros du peuple angolais, il donne le ton de son combat contre la présence coloniale portugaise dans son pays, et dévoile son militantisme dans ce projet d'angolanité :
< Levée des couleurs
(aux héros du peuple angolais)

A mon retour au pays natal
les casuarines avaient disparus de la ville
Toi aussi
mon ami Liceu
voix consolatrice des rythmes entraînants du pays
dans la nuit des samedis infaillibles
Toi aussi
harmonie sacrée ancestrale
ressuscitée dans les arômes sacrés du Ngola Ritmos

Toi aussi tu avais disparu
avec toi
les intellectuels
la Ligue
le Farolim
les réunions des Ingombotas
la conscience de ceux qui trahirent sans conviction

Je suis arrivé au moment précis du cataclysme matinal
où l'embryon rompt la terre humidifiée par la pluie 
et la plante s'élève resplendissante de couleur et de jeunesse

Je suis arrivé pour la résurrection de la graine
la symphonie dynamique de la croissance de la joie chez les hommes.

Le sang et la souffrance
étaient un torrent impétueux qui divisait la ville

A mon retour au pays natal
le jour était choisi
l'heure avait sonné

Même le rire des enfants avait disparu
vous aussi
mes bons amis mes frères
Benge Joaquim Illidio Manuel
quels autres encore ?
- des centaines de miliers d'amis
quelques-uns disaprus à jamais
victorieux pour toujours dans cette mort pour vivre
A mon retour au pays natal
quelque chose de gigantesque se mouvait dans le pays
les hommes dans les silos gardaient davantage
les écoliers étudiaient davantage
le soleil brillait davantage
une jeune sérénité habitait les vieux
plus que l'espoir c'était la certitude
plus que la bonté c'était l'amour.
Les bras des hommes 
le courage des soldats
les soupirs des poètes
tout et tous essayaient de porter très haut
sur la mémoire des héros
Ngola Kiluanji
Reine Jinga
Tous essayaient de porter très haut
le drapeau de l'indépendance.>

Le poète est celui qui reste à l'écoute des siens. Il voit sa terre au rythme de feu :
<Feu et rythme

Fracas de chaînes sur les routes
chants d'oiseaux
dans l'humide forêt verte
fraîcheur dans la douce symphonie
des cocotiers
Feu
Feu dans les foins
Feu sur les tôles brûlantes du Cayatte

Pistes immenses
grouillantes de monde, grouillantes
grouillantes d'un peuple
chassé de tous les horizons
pistes immenses aux issues verrouillées
mais par en haut pistes ouvertes
aux bras impuissants
Feu de joie
danse
tam-tam
rythme
Rythme dans la lumière
rythme dans la couleur
rythme dans la musique
rythme dans les gestes
rythme sur les gerçures des pieds ensanglantés
rythme des ongles à vif
mais rthme
rythme
O douloureuses voix de l'Afrique ! >

Pour permettre à son peuple de ne point perdre espoir, il l'encourage d'imaginer et d'inventer :
<Inventer

Tu vas inventer 
dans l'esprit
dans le muscle, les nerfs
inventer
et garder les yeux secs
Tu vas inventer
sur la profanation de la forêt
sur l'impudique vigueur de la chicotte
sur le parfum des troncs sciés
inventer
et garder les yeux secs
Tu vas inventer
des étoiles sur la pioche de guerre
la paix sur les pleurs des enfants
la paix sur la sueur et les larmes du contrat
la pais sur la haine
inventer la paix
et garder les yeux secs
Tu vas inventer 
la liberté sur les routes esclaves
les chaînes de l'amour
sur les voies paganisées de l'amour
les chants de fête sur le balancement des corps
aux simulacres de potences
inventer
inventer l'amour
et garder les yeux secs.>

Et le soir, le poète angolais Neto de rêvasser aux bords de la mer, les yeux fixés sur ce quartier :
<Kinaxixi

J'aimerais m'asseoir
sur un banc du Kinaxixi
à six heures d'un soir très chaud
et rester...
Peut-être
quelqu'un viendrait
s'asseoir à mes côtés
Je verrais les visages noirs des gens
qui montent la rampe
lentement 
exprimer l'absence dans le kimbundu métissé des conversations
Je verrais les pas fatigués
des esclaves fils d'esclaves
qui cherchent ici amour, là gloire 
plus loin une soûlerie dans chaque alcool
Ni bonheur ni haine
Après le couchant
les lampions s'allumeraient
et je flânerais
en pensant que notre vie est si simple après tout
trop simple
pour celui qui est fatigué
et qui doit encore marcher.>

Les poèmes d'Agostinho Neto sonnent comme le son d'un hallali, d'une cloche de l'église, à l'heure où le pays s'attendait à un véritable sursaut. Il viendra très tôt de l'intérieur de son âme. Entraînant son pays et son peuple.
Un poète est toujours un guide, un reveilleur des consciences endomies. Sa propre vie importe peu. Seule son engagement est interressant. Il doit assimiler sa vie à son environnement immédiat. En l'observant, le reveileur des consciences peut pointer le doigt mais le peuple ne doit pas ce doigt qui indique, qui pointe, mais regarder plus loin à l'horizon. Il y verra l'espérance sacrée sur ce chemin. Le poète est aussi le dénonciateur de ce qui ne va pas. Il doit toucher là où ça fait mal. Pour la libération des esprits, le poète doit tenir la main de son peuple.
Eduqué dans une famille très religieuse, Agostinho Neto est bel et bien le fils d'un pasteur méthodiste. Le protestantisme est entré dans cette famille et la bible fut le livre de chevet. Son géniteur de père l'a sans doute élevé dans la pure tradition chrétienne, dont la première des valeurs est le respect de l'être humain. Ces valeurs humanistes, le poète les a acquises en découvrant les injustices coloniales et le mépris de l'homme de couleur.
Très jeune, il a pu voir à Luanda la capitale, autour de lui comment le système colonial séparait les gens. D'un côté, le quartier blanc, avec des belles maisons, villas rutilantes et des belles avenues asphaltées, de l'autre côté, le quartier noir, avec des maisons en bois, en tôles, sans eau, et des rues poussiéreuses et sa misère sociale.
Neto lui, en tant que l'enfant d'un représntant de l'église, est un privilégié. Il a eu la chance d'aller à l'école, faire des études aux côtés des jeunes Blancs. Ce qui n'était pas le cas pour les autres enfants Noirs. La majorité de ses frères de race. C'est un détail qui frappe. Agostinho Neto  a poursuivi ses études sécondaires au célèbre lycée Salvador Correira de Luanda. Après le lycée, il a dû momentanément iinterrompre pour travailler afin d'aider sa famille. L'administration coloniale portugaise l'embauche durant trois ans, au service de la santé publique de la capitale de cette Province d'Outre-Mer portugaise qu'est l'Angola. Le domaine de la santé l'a toujours intéressé.
C'est noble de se préoccuper de la santé de ses concitoyens ou compatriotes. Il décide d'en faire sa vocation. 
En 1947, ses parents l'envoient poursuivre ses études universitaires en Europe. Il débarque au Portugal et s'inscrit à l'Université de Coïmbra, pour des études de médecine. Il en sortira plus tard avec un doctorat en médecine.
Protestant de confession, fils de pasteur, l'église anglicane lui accorda une bourse d'études. Etudiant très éveillé, intelligent, Neto fréquentait les milieux estudiantins de la gauche portugaise, lit Karl Marx, Engels, Lénine et tous les livres sur les révolutionnaires du siècle dernier. Ce qui lui conduit vers le MUD ( ' Movemento de Unidade démocratica-Juvenil' ), un parti de gauche portugais qui lui propose aussi d'être le représntant des jeunesses coloniales. Neto accepte. C'est là qu'il rencontre les grandes figures politiques de la gauche portugaises, quelques africains, des Blancs d'outre-mer, et surtout des métis angolais. Parmi eux, Viriato da Cruz, Mario de Andrade, Antonio Jacinto, Illidio Machado, sans oublier aussi des Cap-Verdiens, des Sao-Toméens, des Bissao-Guinées et des Mozambicains. Ce sont tous des jeunes étudiants à la conscience aiguë sur l'appropriation de leur appartenance à l'Afrique. Autour des journaux estudiantins, ils écrivent, publient articles et surtout des poèmes. Un courant littéraire naîtra ainsi dans lequel s'illustrera les poèmes d'un certain Agostinho Neto. 
Outre Neto, il y avait surtout Mario de Andrade, son compatriote angolais. C'est lui qui sera le véritable animateur de ce courant littéraire avec ses articles très engagés politiquement. Ce qui va inquiéter le pouvoir salazariste. 
Dans la capitale portugaise, les étudiants d'Outre-mer se retrouvaient à la ' Casa dos estudantes do Imperio' (Maison des étudiants de l'Empire lusitanien). Comme Neto, comme Mario de Andrade, comme Viriato da Cruz, il y avait aussi le cap-verdien Amilcar Cabral (futur leader indépendantiste du PAIGC, le parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert). C'est un groupe qui essayait déjà de refléchir sur le futur de leurs pays, mais aussi sur le devenir du continent africain encore sous domination coloniale. 
Devant la persistance de cette politique assimilationniste, tous se posaient des questions sur la part africaine de leur culture et de leur personnalité. 
Pour les Angolais, il était temps de se réapproprier leur culture d'origine, ce qu'ils nommeraient leur "angolanité".
Les Angolais ne pensaient pas que pour leur seul pays mais aussi pour les autres pays sous domination coloniale portugaise, comme dans ce poème de Mario de Andrade, la  "Chanson de Salabu".

< Notre fils cadet
On l'a envoyé à Sao Tomé
Il n'avait pas de papiers
Aïiiuéé !
Notre fils pleure
Maman perdit la tête
Aïiiuéé !
On l'a envoyé à Sao Tomé

Notre fils est parti
Il est parti dans la cale
Aïiiuéé !
On l'a envoyé à Sao Tomé
On l'a envoyé à Sao Tomé

Notre fils est en train de penser 
A son pays, à sa maison 
On l'a envoyé travailler
On est en train de l'observer
de l'observer
Maman, il va rentrer
Ah ! notre chance va tourner
Aïiiuéé !
On l'a envoyé à Sao Tomé

Notre fils n'est pas revenu
La mort l'a emporté
Aïiiuéé !
On l'a envoyé à Sao Tomé.>

La politique coloniale opprimait les Angolais en les envoyant loin de leur pays, comme le fut lors de la période de l'esclavage dont le Portugal s'était illustré en déportant les Noirs Angolais au Brésil, puis à Sao-Tomé ou dans les bagnes aux îles du Cap-Vert.  
Mario de Andrade, un témoin de cette période, était dans les maquis de la Guinée-Bissao, et il rapporte ceci :
< Aux Portugais

Va dire aux Portugais
qu'ils finissent de faire peu dans la brousse.
Va dire aux Portugais
qu'ils en finissent 
Car il y a du sang neuf
qui épaule le fusil
Car il y a du sang jeune
pour défendre la patrie.
On t'a dit de t'en aller
Aïiiuéé !
On t'a dit de t'en aller
Mais tu n'as pas voulu écouter
Aïe Portugais !
tu n'as pas voulu écouter
Seulement le feu te fera partir
Aïe Portugais !
Seulement le feu du fusil
Seulement le doigt sur la gachette
te fera partir.>

Las conscience politique naissante, les Angolais qui se réunissaient, cherchaient à établir des contacts avec le pays d'origine et les indépendantistes. Ce n'était pas facile puisque les Portugais avec sa police de la PIDE cherchaient à arrêtés tous les indépendances, pour les jeter en prison en Angolais ou les exilés de force. Néanmoins les Angolais cherchaient à contacter les rescapés qui vivaient dans la clandestinité. Une fois ceux-ci (les contacts), établis, en 1956, naquît un Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola (MPLA). Fondé dans la clandestinité des ' muçèques' , le MPLA gagna la plupart des citadins, et les Angolais de l'extérieur. Singulièrement ceux des intellectuels vivant au Portugal. Ce dernier pays vivait déjà sous la dictateur d'un certain Antonio Salazar. C'est lui qui décidera de traquer les indépendantistes, les liquider à défaut de les arrêter. Une guerre sans pitié va ensanglanter l'Angola avec un cortège des morts, de blessés ou de réfugiés qui prendront le chemin de l'exil pour se réfugier dans les pays voisins, comme le Congo-Kinshasa, la Zambie ou la Namibie. Le pays est vérouillé. Aucune information ne sortait de l'Angola et le monde ne savait pas bien ce qui s'y passait. Quelques images parvenaient tout de même de sortir calndestinement pour témoigner et sensibiliser l'opinion internationale des atrocités coloniales portugaises. 
Agostinho Neto qui était au Portugal fut une personnalité déjà connue de la police politique portugaise, pour ses activités politiques et ses relations avec la gauche prolétarienne portugaise. Il a voulu réunir des signatures pour l'Appel de la Conférence mondiale de la Paix de Stockhlom. La police l'arrêta mais il fut libéré pour la première fois au bout d'un mois grâce à la mobilisation du parti communiste portugais et tous les anti-colonialistes. La PIDE surveillait leurs activités, leurs faits et gestes. Elle savait maintenant qu'Agostinho Neto est un activiste. Pour elle, cet homme-là était un dangereux terroriste puisqu'il est devenu un personnage important tant dans le milieu africain qu'européen. Son rayonnement atteignit la France, lors de sa deuxième arrêstation en 1955. Une campagne  internationale fut organisée en sa faveur pour sa libération immédiate et sans condition. Parmi les signataires de la pétition pour sa libération, on y trouve des noms de célébrité tels que Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, le poète Aragon, l'écrivain André Marlaux, et tant d'autres intellectuels européens, africains  et sud-américains. L'Amnesty International cita le nom d'Agostinho Neto parmi les prisonniers politiques incarcérés dans les prisons portugaises. Cette campagne appuyée par les organisations non-gouvernementales qui l'élurent comme le célèbre prisonnier de l'année 1957, Agostinho Neto est libérée au bout de deux années. 
A sa sortie, il reprend son activité en tant que médecin. Il se marie à une femme portugaise nommée Maria-Eugénia. En 1959, le docteur Neto et sa famille quittent le Portugal pour rentrer dans son pays l'Angola. 
Une fois au pays, le docteur Agostinho Neto ouvre un cabinet médical pour soigner ses compatriotes angolais et autres. Il ne renonce pour autant pas à ses activités politiques. Membre du MPLA, il rencontre ses camarades militants dans la clandestinité. Là aussi, il aura des problèmes avec les autorités admnistratives coloniales. Il est arrêté, et tranféré dans une prison-forteresse maritime de Caxias, à Lisbonne, au Portugal. Les réseaux clandestins des communistes portugais le font évader, avec un certain nombre d'autres prisonniers. Il parvient à quitter l'Europe pour le Maroc, puis le Congo-Brazzaville. Vouant se rapprocher des frontières angolaises, en tant que dirigeant du MPLA, ils vont s'installer leur quartier général à Kinshasa. Mais le Congo fut un bastion de la CIA américaine qui lutte contre les communistes africains. Le MPLA est obligé de fermer les bureaux de Kinshasa, traverser le fleuve pour l'autre rive, Brazzaville la capitale congolaise. C'est là-bas que l'organisation politique et l'intensification de la lutte armée pour la libération nationale vont prendre de l'ampleur. 
Le 11 novembre 1975, l'Angola devient indépendant et Agostinho Neto en devient le premier président de la république populaire de l'Angola. Mais la guerre de libération totale n'est pas finie. Il fallait lutter contre les énnemis de l'Angola. Plusieurs décennies encore pour que le pays retrouve la paix. A sa disparition, l'Angola devrait changer d'orientation pour s'adapter aux nouvelles réalités économiques et politiques de ce nouveau siècle. La bataille économique n'est pas facile. On note même que les anciens colonisateurs reviennent !
 http://youtube.com/watch?v=iOcivdExKCA
Le Portugal n'a jamais renoncé à l'Angola. Encore moins avec ses anciennes colonies. Par tous les moyens, ce pays cherchent à préserver ses liens historiques et culturels. De plus en plus des Portugais veulent se réinstaller en Angola. Avec la création de l'Union Européenne, les Portugais se sont sentis développés et attrapper leur retard. Le niveau de vie s'est beaucoup améliorée au Portugal. Les Portugais recherchent des nouveaux débouchés, et pourquoi pas ' reconquérir' l'Angola ? Lors de notre récent séjour au Cap-Vert, nous avons pu noter la même volonté du Portugal de chercher de jouer encore un rôle dans les anciennes terres d'outre-mer.
En Angola, l'héritage linguistique est encore bien présent. Même si les Angolais ne donnent plus cet exclusivité à la langue portugaise, elle reste encore la langue administrative et officielle du pays. Alors, c'est la nostalgie qui pousse les Portugais de revenir en Afrique ? 
Le pays de Neto est certes indépendant depuis 1975, il n'est pas sûr que les relents colonialistes aient disparus. 
Le nouveau président n'a d'ailleurs pas envie de rompre les liens fraternels qui unissent les deux peuples. Les deux pays, au contraire, multiplient leurs coopérations dans plusieurs domaines.
En ce jour du 17 septembre, date de l'anniversaire du poète Agostinho Neto, (il est né le 17 septembre 1922), il faudrait encore des nouveaux poètes pour rêver l'indépendance, une deuxième indépendance qui fera de l'Angola un pays de liberté, de fraternité et d'unité. 
Comme disait Neto : Un seul peuple, une seule nation, l'Angola. "A victoria è certa !"
Il faut inventer. Dans l'esprit, dans le muscle, dans les nerfs. Mais garder les yeux secs !  
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G
Honneur au grand combattant angolais !
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W
Un très bon article sur le père de l'indépendance. Le peuple angolais n'oubliera jamais Le président Agostinho NETO.
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