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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Des sommets israëlo-palestiniens qui se ressemblent, et Annapolis n'est-il pas de trop, ou d'espoirs ?

D'entrée, le Hamas a donné le ton : le sommet d'Annapolis ne le concerne pas puisqu'il n'a pas été invité, et que les décisions prises là-bas n'engagent pas le peuple palestinien. Voilà qui est clair et net. Ce mouvement palestinien a l'habitude de dire haut ce qu'il pense de l'Etat d'Israël dont il considère comme une calamité de l'histoire au Proche-Orient. L'ancien leader de l'OLP disait "une catastrophe", pour qualifier cette situation créée. Depuis, il avait fini par se rendre à l'évidence de l'existence de l'Etat hébreux et surtout faire des concessions douloureuses. Il a fini encerclé par des chars israël dans son 'bunker' ridicule et humilié, malade, sans obtenir quoi que ce soit, surtout pas la création d'un Etat palestinien, tel qu'il l'avait rêvé. Son combat de toute sa vie.
Mardi 27 novembre 2007, à Annapolis, aux Etats-Unis, le président américain George W.Bush a organisé une conférence sur la paix en Palestine. Pour cela, il a essayé de convaincre les deux protagonistes responsables, Ehud Olmer et Mahmoud Abbas, pour engager des pourparler afin de relancer la poursuite du  processus de paix entre leurs deux pays, Israël et Palestine. Tout en sachant qu'il y aurait des difficultés pour aboutir à l'essentiel, c'est-à-dire, en fin de compte la création d'un Etat palestinien.
Recevant séparement le premier ministre israëlien Ehud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison blanche, la veille de la conférence de paix d'Annapolis, le président américain George W.Bush n'a pas manqué de leur rappeler que cette fois c'est leur dernière chance qu'il faut saisir puisque capital pour engager dès à présent des réelles négociations pour la paix au Moyen-Orient. 
Dans une année son mandat s'achève, et il ne veut pas partir sans voir que sa vision de paix de voir les deux pays vivre en paix et quê la création de l'Etat palestinien ne soit accompli. Pour lui, deux Etats doivent coexister ensemble dans la paix et dans la sécurité d'Israël. L'Etat de la Palestine doit naître dans quelques mois, au plus tard, après un accord de paix dès janvier 2009.
Il faut reconnaître que George W.Bush s'est beaucoup investi dans ce reglèment du conflit israëlo-palestinien arrêté il y a sept ans. La reprise de ce dialogue est pour lui une priorité. Après ses bévues irakiennes, va-t-il enfin réussir là où les Jimmy Carter, Bill Clinton et les autres ont échoués ?  En tout cas, pour que son engagement dans ce conflit aboutisse, il n'a pas hésité d'envoyer des émissaires dans la région afin de rencontrer les principaux protagonistes et les convaincre de sa détermination de mettre fin à cette interminable et long conflit, le plus long de l'histoire. La dernière tournée de la sécretaire d'Etat américain aux Affaires étrangères Condoleeza Rice, allait dans ce sens de réglèment du conflit israélo-palestinien. Elle a pu rencontré les Israëliens et les Palestiniens pour trouver des garanties pour des rencontres et des accords pour ce processus de paix.  Les efforts fournis ont porté leurs fruits puisque tout cela a abouti à l'organisation d'un Sommet aux Etats-Unis dans lequel tous les pays impliqués de loin ou de près dans ce conflit ont tenu à y venir et à y participer. Objectivement, c'est une avancée de la part de l'administration Bush. La conférence a pu avoir lieu le mardi 27 novembre à l'Académie navale américaine d'Annapolis, dans le Maryland, et aux Etats-Unis. 
Cette importante conférence devrait marquerle premier pas de la relance des premières négociations de paix longtemps hibernées. Ceci devrait permettre de mettre un terme au conflit et à l'aboutissement de la création d'un Etat palestinien viable, indépendant, et sûr dans ses frontières, puis, de garantir la paix non seulement pour Israël, mais aussi dans l'ensemble de la région. Déterminée, l'administration Bush ne veut pas échouer puisqu'elle a les moyens de convaincre les deux parties. Mais comme toujours dans ce long conflit, rien n'est simple. Justement c'est parce que c'est difficile qu'il faille faire tout pour faire avancer la discussion, estime l'administration américaine. La tâche n'est pas facile et Washington le sait bien car il y a encore beaucoup à faire. C'est un conflit qui ne peut être règlé que politiquement. Les armes n'ont servi qu'à exciter la haine de part et d'autre. Le conflit israëlo-palestinien est l'un des plus difficile à gérer, et à règler. Les deux camps tenant à garder leurs positions. Israël n'a vraiment pas envie de céder quoi que ce soit, même pas un millimètre de parcelle de terrain conquis. La Palestine veut repartir sur la base des frontières de 1967, tel qu'il a été décidé par la communauté internationale et annexées de force par l'Etat hébreu. Mais dans cette douloureuse situation, les palestiniens sont en position de faiblesse sur le plan militaire et politique. Israël a des appuis auprès des Américains qui sont obligés de satisfaire ses exigences iréalistes. Avec Bush, les Israëliens comprennent que les Américains veulent avancer et non pas se contenter de leurs caprices territoriaux illégaux.
Les Palestiniens qui, dans un premier temps, étaient exigeants, ont appris à modérer leurs revendications s'ils veulent encore obtenir un iota de ce qu'ils réclament de leur territoire. Les Israëliens vont-ils enfin faire des concessions ? C'est bien beau de parler de Dieu, de toute la littérature mystique, mais la réalité actuelle est loin de tout cela. Il s'agit de partager une terre que deux peuples révendiquent. L'Etat juif reste ténace quant il faut faire des concessions généreuses. Dieu n'a-t-il pas dit de partager ? Les Palestiens ne rêvent plus. Ils veulent un Etat. Ne fut-ce que d'un pseudo micro-Etat morcelé, avec des frontières impossibles à gérer. D'un côté, la Cisjordanie, et de l'autre, la bande de Gaza séparé par Israël. Et dans tout cela, des implantations dans cette Cisjordanie, (on parle des "Bantoustan", comme jadis en Afrique du Sud avec le système d'apartheid). Une absurdité historique que l'on doit accdepter. Et surtout, ces colons qui sont en Palestine, armés, ne tiennent, mais alors pas du tout à quitter, se référant de la Thora (ou de l'ancien Testament de la Bible). Les colons refusent de rendre les terres qui appartiennent aux Palestiniens, et retourner vivre en Israël. Une situation douloureuse, complexe, très compliquée. On se demande même comment les politiques arriveront à trouver des solutions face à cette complexité géographique et poltique. 
Pour George W.Bush, il faut tenter. La création d'un Etat palestinien est possible, selon lui. On voudrait le croire.
Parce qu'il faut d'abord créer de toutes pièces cet Etat de la Palestine. Comment ? Avec qui ? Avec quoi ? Avec quelle frontière ? Bush va-t-il réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoués ? On est même tenter de se poser des questions : où est l'ONU dans tout cela ? Que fait-elle ? Elle qui d'habitude s'implique, s'ingère partout où s'aggrave la situation. Pour Israël, la non-droit d'ingérence a le droit sur l'institution ? Il est temps de délier les langues !  L'Etat palestinien verra-t-il le jour ? Si l'on en croit le président des Etats-Unis, oui, c'est possible, et même plus vite pendant qu'il est encore au pouvoir. Alors, a-t-il les coudées franches pour faire plier son lobby juif américain, le gouvernement israëlien et l'ensemble des Israëliens ? Vu sa fougue et sa volonté d'implication, on ose le croire mollement. Lui qui a fait embourbé l'armée américaine en Irak, peut-il se transformer en homme de paix ? Sa guerre irakienne coûte cher aux peuples américains et occidentaux. Tous les observateurs suivent avec beaucoup d'attention ses gesticulations et prises de décisions. C'est avec intérêt que l'on observe ce qui se passe actuellement au sujet du conflit israëlo-palestinien. Cette tentative est la plus importante que l'Amérique ait tenté pour un processus de paix dans le Proche-Orient. On veut lui accorder cette chance afin de la création d'un Etat palestinien, comme le répète à l'envie le locataire de la Maison balnche, qui voudrait bien la concrétiser. 
Ce qui est nouveau de ce Sommet d'Annapolis, c'est la présence de tous les acteurs, les israëliens, les palestiniens, les syriens, les pays voisins arabes de la région, notamment l'Arabie Saoudite, l'Egypte et la Jordanie. Pour l'Arabie Saoudite, le prince Saoud al Fayçal s'est montré fort optimiste en voyant la volonté américaine de parvenir à réunir tout le monde et surtout de s'impliquer davantage comme jamais auparavant. 
Pour les Syriens, il y a encore de la méfiance, puisque s'ils sont là-bas, c'est d'abord pour discuter de la réstitution de leur Plateau de Golan, pris par les Israëliens, et annexé après la guerre israëlo-arabe de 1967.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, présent dans cette conférence d'Annapolis, n'a pas manqué de le rappeler. L'Etat hébreu a annexé en 1967et occupé illégalement leur portion de territoire qu'est le Plateau de Golan en 1981. 
Pour les Palestiniens, l'indépendance de leur pays est une priorité certes, mais il y a aussi plusieurs points à règler, qui devront servir de base de travail avant et après la conférence avant la discussion pour se mettre d'accord. Si la base de discussion est acceptée, on entrera dans les détails, notamment sur les épineux problèmes qui fâchent : définir les frontières, et revenir sur les frontières de 1967, statuer sur la ville de Jérusalem qui reste la capitale de la Palestine, règler le problème des réfugiés de 1948 comme de l'ensemble de retour des réfugiés palestiniens dispersés partout dans le monde (comme le fut le retour massif des Juifs d'Holocauste), trouver des bases solides d'accords pour garantir la sécurité des Palestiniens et aussi de l'Etat d'Israël. Le conflit israëlo-arabe a assez duré. Depuis 1948, Israël a fait la guerre contre les anciens habitants de la Palestine expulsés de force et obligés de partir en exil en Jordanie et en Egypte, le sort de ces réfugiés n'étant jamais pris en compte, puis il y a eu les six guerres 1948, 1956, 1967,1973, et aussi 1982 au Liban, pui encore 2006, toujours au Liban. Sans oublier aussi le "travail"  des sevices secrets (la MOSSAD), dont les opérations consistaient à éliminés les combattants non-seulement palestiniens, mais tous ceux qui contrecarraient la politique sioniste de l'Eretz Israël, avant l'armée israëlienne (Tsahal) ne puisse intervenir avec ses blindés et les bombardements massifs. Cette politique de la force qui consistait à terroriser les arabes afin de maintenir la suppériorité des Israëliens sur tous les plans. Et cela dure depuis soixante ans !
Alors, aujourd'hui va-t-on vers une paix israëlo-arabe ? Rien n'est moins sûr. Il faut être toujours prudent lorsqu'on aborde la question du Proche-Orient. Cette fois, avec la volonté américain affichée, on risque de croire. On espère d'abord de règler le conflit israëlo-palestinien, créer un Etat palestinien viable et sûr de ses frontières, la paix effective entre Israël et les pays arabes, et globalement la paix dans la région toute entière.
Les révendications palestiniennes sont légitimes. Comme aussi celles d'Israël. Le problème c'est la mauvaise foi, le cynisme que l'on décèle. Il faudrait faire accepter aux Israëliens (surtout sa partie extrêmiste pure et dure) l'inacceptable, Cela ne peut durer indéfiniment. En Israël, il existe une majorité de gens qui souhaitent un reglèment rapide de cette situation pour enfin vivre dans la paix avec leurs voisins arabes. C'est une minorité remuante qui fait le blocage. La paix a toujours un prix à payer. Elle est douloureuse. Les Israëliens doivent savoir en payer ce prix. Idem du  côté palestinien. C'est un travail politique et psychologique à faire. 
On sait que depuis des années, Israël traîne les pieds dès qu'il s'agit de le ramener à la table des négociations avec les palestiniens. Cette fois-ci la volonté est là. Il faudrait que les israëliens ne cherchent plus d'imposer "leur plan de paix". C'est cynique quand on veut engager une discussion avec son interlocuteur. 
Actuellement, pour Israël, la bonne volonté est palpable. Plusieurs signes le démontrent. Israël a libéré une centaine des prisonniers ou détenus sur les 11.000 prisonniers politiques ou autres. Un geste salué positivement dans l'ensemble de la commauté internationale. Certaines pratiques inhumaines commencent aussi à disparaître. Même si le nombre des "Checkpoints" existent toujours dans beaucoup d'endroits sur le territoire palestinien. L'armée continue aussi ses incursions spontanées dans la Cisjordanie. Les terres sont encore confisquées par des Israëliens fanatiques religieux. Les déstructions massives ou ciblées continuent même si elles ont sensiblement diminuées. C'est vrai aussi que le service secret qui avait les moyens d'acheter des Palestiniens pour des renseignements a de plus en plus du mal à opérer ou à les obtenir, la majorité se méfiant des Israëliens et que des représailles contre les traitres palestiniens sont terribles et surtout exemplaires (exécution publique, pendaison, humiliation et emprisonnement). Lew fanstasme de ne voir en un Arabe qu'un dangereux "terroriste" pour un Juif israëlien doit cesser. Un combattant pour la libération nationale de la Palestine n'est pas un "terroriste". Dans ce cas, il faudrait définir ceux qui ont lutté pour libérer la Palestine (ou Israël) pendant la colonisation anglaise. Un activiste juif était un héros de la guerre de libération.
Israël doit revoir sa politique à l'égard de l'ensemble de la Palestine (Cisjordanie et Bande de Gaza). Il faudrait arrêter aussi la construction du Mur en Cisjordanie et les implantations illégales. Pour les Palestiniens, tout progrès vers la paix véritable est conditionné à la dislocation des colonies. Certains sujets ne sont plus d'ailleurs tabous en Israël. Tout le monde parle de cette création d'un Etat Palestinien à côté d'Israël afin de permettre aux Israëliens de vivre en paix avec l'ensemble des pays arabes. On veut en même temps que la sécurité d'Israël soit assurée.
Du côté israël, il existe des courants qui veulent la paix globale avec les palestiniens et les autres pays arabes environnants. Mais la méfiance subsiste. Quand on voir des tirs des roquettes tirées à partir de la bande de Gaza alors même que la conférence d'Annapolis n'est pas terminée, des manifestations contre cette dite conférence et qui se terminent par des morts, à entendre le porte-parole du Hamas qui dit clairement que ce marché des dupes (on a même parlé de cirque politique), tout cela n'intéresse pas tous les palestiniens, il y a de quoi s'inquiéter. Et puis, le président Abbas ne contrôle pas l'ensemble de la Palestine, encore moins tous les Palestiniens. La bande de Gaza est toujours aux mains du parti extrêmiste du Hamas. Et ses militants n'ont pas l'air de plaisanter ni de lâcher prise, puisqu'ils considèrent les actuels dirigeants du Fatah comme des "traites à la cause des Palestiniens. Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum a déclaré que son parti ne reconnaisssait pas l'autorité du président Mahmoud Abbas, plus est, ce qu'il va dire ou signer là-bas, n'engage que lui, pas tous les Palestiniens. Et que cette conférence ou sommet d'Annapolis n'est que la poudre aux yeux, rien de bon ne sortir de ces négociations, de cette arène de poulailler, a même dit un farouche militant du Hamas. 
Pour les Israëliens, le président Abbas est un interlocuteur valable qu'il faut aider pour qu'il assoiet son autorité un peu partout dans les territoires palestiniens. C'est à dire, non seulement dans la Cisjordanie mais encore dans cette bande de Gaza rebelle aux mains des activistes du Hamas.  A l'inverse, toujours en Israël, tout le monde ne voit pas de bon oeil ces rapprochements avec l'Autorité Palestinienne. Les extrêmistes israëliens ne veulent même pas entendre parler du pseudo-création d'un futur Etat de la Palestine. D'ailleurs, comme les Palestiniens à Gaza, des milliers d'extrêmistes juifs (on parle de 15.000 israëliens) ont manifesté devant le Mur des Lamentations contre cette conférence d'Annapolis aux Etats-Unis. Scandant des slogans "Non aux Arabes ! " , "Israël n'est à brader !", etc... Le gouvernement israëlien, contraint par l'administration Bush, n'a d'autre choix que d'accepter cette volonté américain de créer un cadre pour qu'enfin les négociations s'engagent entre Israëliens et Palestiniens. Ce dialogue est donc nécessaire, pour ne pas paraître aux yeux de l'opinion internationale comme un pays qui refuse la paix proposée. Et surtout, pour ne pas fâcher cet important parain et traditionnel allié américain. Pour qui, rien impossible pour Israël. 
Le président américain George W.Bush veut que les parties engagées dans ce Sommet d'Annapolis, aboutissent à trouver des idées pour faire avancer ce processus de paix, et ne pas tomber dans l'impasse.
Pressé par le temps, puisque son mandat arrive à son terme dans moins d'une année, George W.Bush veut des résultats au courant de cette année 2008, et que dès janvier 2009, on puisse avancer pour la création d'un Etat palestinien, qui est sa "vision", celle de voir les deux Etats vivre côte à côte, dans la paix. Il est déterminé de faire avancer ce processus, en y impliquant tous les amis arabes des Etats-Unis. 
Certaines critiques commencent à poindre pour fustiger la démarche du président américain qui, de toutes les façons n'a plus rien à perdre, et elles dénoncent un calcul politique d'un président devenu impopulaire à cause de "sa" guerre en Irak, où l'armée américaine s'enlise dans un bourbier irakien dont il ne sait plus comment s'en sortir. Il y a aussi le problème iranien qu'il bombe le torse pour faire plier les projets nuccléaires. Il veut terminer son bilan négatif de la politique internationale, en beauté. Le prochain locataire de la Maison blanche risque de trouver encore cet éternel problème du dossier israëlo-palestinien, en cas d'échec de cette conférence. Ce que personne ne souhaite.
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