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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Visite du président libyen Mouhammar Kadhafi en France. Au programme, du business, du business...rien que du business !

< Avec la Libye, on fait des affaires, pas de politique ! > Cette boutade d'un responsable français en dit long sur la controverse qui a précédé l'arrivé du numéro un libyen, le président Mouhammar Kadhafi. Fallait-il, oui ou non, l'accueillir ? Les voix se sont enlevées pour rappeler les violations du droits de l'homme, les emprisonnements, voire même les antécédents du bouillant président qui fricottait avec les terroristes. On a tout entendu. Il faut dire que la France entretien avec ce pays des rapports, disons, ambigues. L'arrivée à la présidence de Nicolas Sarkozy a remis les pendules à l'air. C'est vrai que la Libye est un pays qui entretien avec les pas occidentaux des rapports de tensions permanentes. Le crash du Boeing 747 de la Pan Am, le 21 décembre 1988, au dessus de la Lockerbie, le vol 103 Franfort-Londres qui explose en Ecosse, Soutien aux supposés mouvements armés islamistes ou progressistes, l'emprisonnement des infirmières Bulgares, accusées d'avoir infectées volontairement le virus du sida sur des enfants, la liste sera longue d'évoquer tout ce qu'on a reproché à Kadhafi. Pour le punir, les Américains ont voulu le tuer en bombardant sa maison à Tripoli, la communauté internationale (entendez, l'Occident) l'a isolé et son pays soumis à l'embargo durant dix longues années. (C'est dans ce contexte que nous nous sommes rendus en Libye, pour participer à des conférences, et par avion, de Lyon jusqu'à Zürich, puis direction l'île de Malte, à La Valette, pour prendre le bateau qui nous conduira à Tripoli. Un voyage inoubliable !) Dix ans dont les Libyens ont payé très chers. Il a fallu des négociations, des pressions, pour obliger le fougueux colonel Kadhafi de payer, monnaie trébucahnte, les victimes des actes dont le libyen était nomément désigné coupable, sinon le commanditaire. Les Américains ne l'ont pas menagé après l'avoir raté dans cette agression meurtrière.
Quelques années plus tard, le président libyen a appris à mettre de l'eau dans son vin, savoir se modérer dans ses prises de position, abandonner le supposé programme nucléaire (arme de déstruction massive), dont on lui supçonnait de fabriquer en douce. Un nouveau Kadhafi a apparu. Le changement politique en France est venu renforcer la coopération interrompue. Kadhafi n'est plus au ban de la communauté intenationale. IL a payé sa respectabilité.
Il faut savoir aussi, que depuis qu'il a satisfait aux exigences occidentales, à commencer par celles des Américains, il est redevenu "fréquentable". Les Américains avaient levé leur embargo. L'ONU a suivi. Les pays africains ayant toujours défendu et soutenu le préseident Kadhafi et son pays de l'Afrique du Nord, membre actif au sein de l'Union Africaine. La communauté internationale a finalement normalisé ses relations avec le pays de Kadhafi. La libye, un pays très riche en pétroles, attire désormais tous les pays, tous les investisseurs. Des contrats ont recommancé à être signé.
Pour la France, il fallait règler l'affaire des infirmiers bulgares, dont l'ex-Madame Cécilia Sarkozy a joué un rôle capital pour leur libération. Le président nouvellement élu, Nicolas Sarkozy, s'est même rendu en Libye pour rencontrer son homologue libyen. La normalisation entre les deux pays pouvait reprendre. On ne rentrera pas dans les détails de tout ce qui s'est passé. Le fait est, le président français avait invité le président Kadhafi pour une visite officielle de cinq jours. 
Ce lundi 10 décembre donc, le chef de l'Etat libyen est arrivé et reçu comme il se doit par le président français et le gouvernement Fillon. Mais l'arrivé avait précédé des polémiques. La sécretaire d'Etat des affaires étrangères et aux Droits de l'homme, s'est indigné de cette visite. "Le jour de la célébration des droits de l'homme", a-t-elle dit. C'est lui-même le président qui va d'abord lui signifier que l'hôte de la FRance est "fréquantable", après avoir rempli aux conditions des efforts de ces droits de l'homme dans son pays. Ensuite, il va recadrer les choses, disant en gros, la France doit commercer avec ce pays riche en pétrole, et que la Libye va signer des contrats de plus de 3 milliards d'achats d'avions de combats Dassault (140 avions ' Rafales'). Il y a aussi l'achet des centrales nucléaires civiles, des projets d'investissements, des divers contrats pour la France. De tout cela, la France a le droit de dérouler le tapis rouge à Kadhafi. Un grand client. Si la France n'y va pas investir, d'autres pays sont déjà sur place et font des affaires avec la Libye. Toutes ces polémiques ne serviront à rien. Et le président Sarkozy a raison, estime ses partisans de la droite, de privilégier les aspects économiques que de s'attarder sur des histoires de violation des droits de l'homme. S'il fallait refuser les "dictateurs" dans le monde, très peu viendront en France. "Ce baiser de la mort" aboyé par Rama Yade, ou tous ces bruits de la gauche, ne lui feront pas changé d'avis: Sarko a tranché : c'est l'intérêt du pays qui prime ! C'est du réalisme politique, dit-on. Business is Business, comme disent les Anglophones.
La dernière visite du président libyen remonte d'il y a trente-quatre ans. C'était du 24 et 25 novembre 1973. Alors que le monde vivait sa crise du pétrole dont la Libye en regorge. Un pays non-négligeable donc, pour la France. Aujourd'hui, la concurence est rude, et la France a déjà du mal à refiler ses avions aux Marocains et aux Indiens. Un client comme la Libye est du pain béni pour l'économie française. Le président Kadhafi, comme son pays, est très riche. Il a le pétrole et de l'argent. Beaucoup d'argent. Une coopération franco-libbyenne aidera peut-être le gouvernement français qui est au plus mal, économiquement.
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