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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Haïti ne veut plus avoir faim ! Ne laissons pas les Haïtiens dans leur misère...

Classé pays le plus pauvre de la planète, les émeutes de la faim qui vient à nouveau sécouer Haïti rappelle le mon monde du drame qui s'y prépare. Si l'on ajoute que tout cela est aussi un des aspects des inégalités criantes dans ce pays, on aura à peu près tout compris. 78% de la population haïtienne vit au seuil de l'extrême pauvreté, avec moins d'un dollar par jour. La pauvreté est restée depuis des nombreuses années le cancer qui gagrène la population de ce pays. 3/4 de menages haïtiens vivent avec le minimum vital qu'un être normal peut survivre, avec 2 dollars dans les deux quartiers emblématiques de la capitale Port-au-Prince : la Cité Soleil et Pétionville, jadis quartier aisé du haut de la ville. Mais les émeutes ont commencé le jeudi 10 avril dernier, dans la petite ville des Cayes. On a vu des manifestants s'en prendre directement au campement de l'Organisation des Nations Unies. Puis la contagion s'est propagée dans la plupart des villes. Dans la capitale Port-au-Prince, les débordements ont fait cinq morts et une soixantaine de blessés. Tout cela, à cause de la hasse des prix des denrhées alimentaires dans un pays où la population a déjà du mal à trouver du travail et à joindre les deux bouts. 
La crise économique a atteint des proportions inquiétantes en Haïti. La misère ne cesse d'augmenter et faire partie de la vie qutidienne de tous les Haïtiens.  La hausse de prix vient à nouveau d'augmenter le malheur.
Le sac de riz d 120 livres qui coûtait 35 dollars, a vu son prix grimper jusqu'à 70 dollars en une semaine !
Quant à l'essence, c'était sa troisième hausse en moins de deux mois ! 
Haïti qui fut exportateur de produits agricoles, importe de nos jours désormais 80% de son riz, base de l'alimentation courante. Un petit tour dans la bindonville de la Cité Soleil permet de mesurer le drame haïtien, et témoigne de la misère visible de cette ville de Port-au-Prince, vitrine du pays Haïti. Des petites gens s'entassent dans des baraques en taule, ou en bois, au bord de la mer des Caraïbes. Les images de la vente de baton de cailloux ont indigné les téléspectateurs nantis. Haïti se meurt. Le pays a besoin d'une aide internationale d'urgence, et des programmes efficaces des organisations caritatives, de Fonds Mondial International, de la Banque Mondiale, de l'OMS et de la FAO (Organisation contre la faim dans le monde). Le pays est à bout de souffle. Il manque de tout. Et ce, malgré la présence onusienne et des organisations non-gouvernementales.
Le gouvernement n'a plus de moyens, et n'est plus capable de faire quoi que ce soit. Personne au pays n'est capable d'apporter une aide auprès des plus nécessiteux. La pauvreté atteint un habitant sur deux.
Les inégalités sociales sont trop importantes. 10% des riches contrôlent plus de la moitié des ressources du pays. Malgré les efforts du gouvernement, le mal est si profond. D'ailleurs, la crise alimentaire a fait tomber le gouvenement du premier ministre Jacques-Edouard Alexis. De toutes les façons, ni les discours du président René Préval, ou de n'importe quel responsable politique ne peuvent rien faire sans une aide politique et économique extérieures.
Haïti possède pourtant des potentialités qui peuvent lui sortir de la misère, surmonter ses difficultés. Pour cela, il faut des politiques réalistes et la solidarité internationale. A commencer par les Etats-Unis qui ont toujours dominés, contrôlés Haïti depuis ledébut du XXè siècle. ( Se rappeler de l'occupation américaine de 1915 à 1934, les interventions des différents gouvernements de Washington directement sur la politique haïtienne, plaçant des dictateurs, des militaires, fomentant ou aidant des coups d'Etats et changement des présidents de la république, dont le sinistre François Duvalier & fils. En 1990, l'espoir avec Jean-Bertrand Aristide, a viré au cauchemard, puisqu'il sera renvesé par des militaires, puis exilé aux Etats-Unis, qui vont par la suite le remettre quelques mois plus tard au pouvoir, avant de le chasser du pouvoir et l'exiler en Afrique du Sud, remplacé par l'actuel président René Préval). Le peuple haïtien continuant de souffrir de la misère et de la pauvreté endémique.
Haïti, pays de 27.750 km2, a pour capitale Port-au-Prince. Et une population de près de 10 millions d'habitants. Naturellement, le pays est loin d'être totalement pauvre. Cette partie de la Grande Ile (anciennement Hispanola), a un climat  tropical formé de chaînons montagneux séparés par des terres plus basses, qui produisent du café, des bananes, de la canne à sucre, principales ressources commerciales. Le sous-sol récèle de la bauxite. Et encore, tant d'autres choses qui peuvent redonner de l'espoir à Haïti et sa population. Pour beaucoup d'Haïtiens, quitter le payset aller tenter sa chance ailleurs reste la seule issue pour survivre. Pour ceux qui n'ont pas le choix par manque de moyens, ils sont condamnés à rester sur place, survivre de cette misère, ou prier le Bon Dieu !
Oui, le pays peut sortir de cette misère ou de cette pauvreté. Hélas, malheureusement, en dehors des causes dénoncées plus haut, il faut aussi objectivement ajouter la mauvaise gestion des responsables politiques qui ont fait des choix parfois suicidaires pour le pays et les habitants. Le pays ne produit plus rien, dépendant fortement de l'aide internationale. Les cours mondiaux des matières premières, notamment le prix du baril du pétrole, toujours à la hausse, viennent encore accentuer les difficultés quotidiennes d'existence que connaissent le pays depuis des décennies.  On espère que le cri d'alarme que vient de lancer la population haitienne en provoquant ces émeutes de la faim, sera cette fois entendu dans la communauté internationale. Il faudrait que l'aide internationale s'organise réellement pour apporter un soutien total et efficace, afin de soulager tout un peuple en détresse en train de mourir sous les yeux des nantis. Avant que le chaos total ne vienne réveiller d'autres démons que celui de la faim.
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M
Premier pays noir indépendant, le jour où il retrouvera le niveau de vie décent, Haïti fera des émules dans tous les pays noirs du monde. Car l'histoire de cette petite république, jadis bananière, est unique. Il a vu passer, en son sein, toutes sortees de gouvenrants : des civils au militaires, en passant justement par les religieux. Cela dit, si un pays gouverné par un religieux ne s'en sort pas dignement, comment espérer des autorités dont le chemin de croix n'est pas tout à fait le meilleur? Néanmoins, espérons que ceux qui sont au pouvoir montreront qu'il ne faut pas nécdessairement être un saint homme pour privilégier l'Humain. Car c'est surtout cette considération qui laisse à désirer dans beaucoup de pays dont la majorité ne sont même pas encore au stade d'émergence. Bon courage pour ce blog.
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