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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Spécial Angola.(2) L'Angola intéresse les Chinois. Rapprochements, coopérations, prêts et aides diverses. La Chine, bientôt premier partenaire de l'Afrique ?

"Quand la Chine s'éveillera...le monde tremblera", c'est le titre du livre (en deux volumes) d'Alain Peyrefitte, ancien ministre du général de Gaulle, publié aux Editions Fayard en 1973. Titre du livre qui aurait emprunté la phrase attribuée à Napoléon. L'Empereur l'aurait prononcée en 1816. C'est aussi ce  titre que Lénine a repris à son compte dans son livre "Moins nombreux mais meilleurs", publié en 1923.
Ceci dit, il faut remarquer que la Chine actuelle intrigue, fascine, passionne, surprend, et fait des jaloux pour ses réalisations, et surtout, ses perfomances dans tous les domaines. A l'heure où le monde occidental, donneur des leçons sur les droits de l'homme, se focalise sur l'itinéraire de la flamme olympique, (les Jeux Olympiques se dérouleront cette année à Pékin, en Chine), un symbole qui quitte son rôle sportif pour devenir un instrument politique, et sa tournée a connue des dérapages malheureux pour l'image même du sport, récupéré par des esprits politisés et souvent partisans. Nous, nous avons voulu plutôt  voir de très près cette Chine qui se rapproche de plus en plus du continent africain. Comme les Chinois sont à nos murs, il était important de mesurer la degré de ce soudain intérêt,  et la nature de ces relations, Pays africains et Chine. Un pays d'Afrique australe nous intéresse et nous aide à comprendre et de suivre leurs rapports actuels.
Le mardi 15 avril dernier, une délégation  du Fonds de Développement Sino-Africain,  (FDSA), est arrivée dans la capitale angolaise Luanda, pour effectuer de prospection sur le marché angolais et établir de partenariats. Cette délégation chinoise était conduite par le président de FDSA, vice-gouverneur de la Chines Developpement Bank (CDB), et ministre des affaires étrangères de la République de Chine, Monsieur Giao Jian. Le FDSA a été crée durant le Sommet Chine-Afrique, en novembre 2006, à Beijing (Pékin).     
Comme nous le disions, l'Angola est redevenu un pays attractif qui attire des investiseurs du monde entier. 
Pays subsaharienne donc, l'Angola se trouve en Afrique autrale. C'est un pays de 1.246.700 km2, pour une population de plus de 12 millions d'habitants. La richesse de son sous-sols est inestimable. Une richesse qui devrait normalement pouvoir nourir suffisament tous les Angolais. Et ce, durant plusieurs siècles. Un pays béni qui devrait rendre heureux toute la population angolaise, mais hélas, la politique est venue compliquer les choses. Hier, c'était la colonisaton portugaise. Les colons portugais sont restés cinq siècles en Angola ! Une colonisation qui n'a pas amené le bonheur contrairement à la propagande coloniale, mais elle a ruiné les richesses du pays et surtout freiné l'évolution naturelle de l'Angola et des Angolais. De la colonisation d'hier, s'est ajouté la néo-colonisation. Les colons sont partis le 11 novembre 1975, la date de l'indépendance, mais pour mieux revenir. Cette fois le Portugal n'est plus seul. Tous les pays de l'Occident, de l'Orient, de l'extrême-Orient, de l'autre côté  de l'Océan Atlantique, bref tous veulent continuer l'oeuvre inachevée du colonialisme portugais. Le résultat est décevant, inquiétant. L'Angola est tombé dans les rangs des pays à reconstruire. L'Angola qui était jusqu'à l'indépendance, le deuxième pays africain producteur de café, s'est réduit à n'exploiter que 3% seulement de son territoire dans ce domaine agricole. La guerre est passé par là. Plusieurs endroits du pays sont minés. Donc, inéxploitable. Aujourd'hui encore, seulement deux matières sont grandement exploitées : Le pétrole et le diamant.
Deuxième grand pays producteur de l'or noir de l'Afrique subsaharienne, le pétrole angolais est devenu un enjeu politique. Ces deux grandes richesses minières échappent au contrôle réel de la population angolaise. Seules quelques personnes en profitent. 
Huitième rang au classement mondial sur le plan de la production de diamants, qui s'élève à plus d'un million de carats, soit plus précisemet 1.200.000 carats, avec l'exploitation pétrolière, les deux secteurs représentent la source de revenu essentiel de l'Etat angolais. Plusieurs pays développés veulent "coopérer" avec l'Angola. C'est le cas de la Chine. 
La Chine montre manifestement un grand intérêt sur ses relations et coopérations avec ce pays d'Afrique. On parle même de la bonne foi chinoise, la sincérité dans leur approche de vouloir aider l'Angola pour rattraper son retard dans le dévéloppement. 
Avant de rentrer en profondeur sur ce type de coopération Angola-Chine, essayons de mieux faire connaissance et dcouvrir ce grand pays d'Asie sur le Pacifique.
En effet, la Chine est immensement grand avec ses 9.600.000 km2. Sa population est encore la plus importante du monde, avec plus de 1.300.000.000 de Chinois. Pékin (ou Beijing) en est la capitale de la Chine continentale. Les villes principales sont : Hong Kong, Shangaï, Canton, Zhengzhou, Luoyang, Tianjin, Shenyang, Wuhan, Nancheng, Naming, Ourountsi, Xi-an, Qiqihar, Qingdao, Changchun, Haiphong, Nanning, Kunming, Tacheng, etc...
C'est aussi un vaste pays regroupant plus du cinquième de la population mondiale. Un habitat sur 6 sur la planète est Chinois. Les pays voisins de la Chine sont : la Russie, l'Inde, la Corée du Nord, le Laos, le Vietnam, la Birmanie, le Bengladesh, le Butan, le Nepal, le Tadjiskan, le Kazakhstan, et la mer de Chine qui le sépare de l'île de Taïwan, la Corée du Sud, le Japon, les Philippines, etc.
La Chine est aussi un pays agricole, le premier producteur de blé et de riz. Elle occupe les premiers rangs de Pays Producteurs mondiaux pour le coton, le tabac, le maïs, les oléaginaux, le thé, le sucre de canne, l'élévage ( porcins et volailles), et la pêche. La Chine produit du charbon et diverses autres ressources minières dans son sous-sol.  

C'est un pays varié. L'Ouest de la Chine juxtaposant  chaînes montagneuses et hauts plateaux (Tibet et Mongolie) au climat rude et cuvettes arides (Xinjiang), estsouvent vide, peuplé surtout par des minorités ethniques (Tibétains, Mongols, etc...) qui ne constituent toutefois  guère plus de 5% de la population totale. Celle-ci est essentiellement formée des "Han", les Chinois proprement dits, concentrés dans la Chine Orientale. Ici, sous un climat de plus en plus clément vers le Sud, dans un paysage de collines, de plaines et de vallées (dont celles d Huang He, et du Yangzi Jiang) sur 15% seulement du territoire, s'entassent 90% de la population. Près de 70% des Chinois sont encore des ruraux, mais l'urbanisation a beaucoup progressé depuis 1949. C'est l'année de la création de la République populaire de Chine, par le Grand Timonier, Mao Tsé Toung. Véritable "Père de la Révolution Chinoise". 
Mao Tsé Toung est né à Shaoshan, (dans le Hunan), en 1893, dans une famille paysanne aisée. Il découvre le marxisme à l'Université de Pékin, où il travaille comme bibliothécaire. En 1921, il particpe à la fondation du  Parti communiste chinois. Adepte du confucianisme, il y ajoute le marxisme. Percevant le potentiel révolutionnaire des masses paysannes, il organise une insurrection au Hunan, en 1927, et il échoue. Mais l'échec de celle-ci lui vaut d'être exclu du Bureau politique du parti communiste chinois. Gagnant le jiangxi pour échapper à la répression engagée par  Tchang Kaï-chek, ( ou Jiang jieshi, homme politique, puis général de l'armée du Guomidang, en 1926, il fit parti avec des partisans de La Longue Marche de 1936 pour lutter contre les envahisseurs Japonais. Il combat encore pendant la guerre civile de 1946 à 1949, puis s'enfuit dans l'île de Taïwan qu'il réclame la sécession avec la Chine continentale). Quant à Mao Tsé Toung, après avoir réintégré le Bureau politique du parti, en 1935, il s'impose comme le véritable chef du mouvement communiste chinois. Il rédige des textes fondamentaux dans ses livres, comme par exemple, "Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire en Chine"(1936), et dans d'autres encore, puis en 1949, il proclame une République populaire de Chine, le 1èr octobre de cette année-là, devient le président du Conseil puis Président du parti. Il veut accelérer l'évolution du pays lors du Grand Bond en avant de 1958, et de la Révolution Culturelle, de 1966 à 1976, dont le programe est donné par son célèbre "Petit Livre rouge". Malgré deux échecs très coûteux pour le pays, Mao restera l'homme qui a façonné la Chine. Son projet de future société chinoise était simple, en deux parties : d'abord la révolution culturelle, éducation de la masse chinoise dans le civisme et patriotisme ; puis le chemin vers une société communiste qui passe d'abord par un développement industrielle et économique, avant d'atteindre le stade suprême, le communisme proprement dit qui n'est pas encore là ! Projets fous, incompréhensible à ses débuts.
Visionnaire,  pour certains, il prépara psychologiquement et politiquement, (idéologiquement, dirons-nous), son peuple avec des slogans simples et réalistes, pleins de bon sens, du genre : " Donner le poisson à un pauvre, il se nourit un jour ; mais lui apprendre à pêcher, il mangera tous les jours !" Il disait encore : " La Chine contemporaine est le produit de tout le développement antérieur de la Chine...Nous ne pouvons pas nous séparer de notre histoire. Nous devons faire le bilan de tout notre passé, de Confucius à Sun Yat-sen. Nous devons nous assimiler toutes ces richesses. Nous y trouverons un puissant soutien pour diriger le plus grand mouvement actuel. Nous ne pourrons appliquer le marxisme dans la vie qu'en l'adaptant aux particularités concrètes de notre pays et sous une forme nationale. " Réaliste, Mao savait bien que sans une conscience nationale, un peuple est exposé à la dérive. Un peuple bien préparépeut être le bâtisseur de sa propre nation. C'est l'exemple que l'Afrique a manqué de prendre et qui justifie certains échecs actuels. La colonisation européenne avait tenté de détruire les vraies valeurs spécifiques africaines. Il sffit d'observer certains Africains totalement aliénés, dépouillés de leur personnalité. Beaucoup ont oubliés leurs propres langues en épousant toute la culture européenne qui les coupe de leurs sociétés originales. D'où les incompréhensions actuelles de comportements irrationels de certains intellectuels Africains à la tête des affaires de leurs pays. Un écart s'est forgé entre ces élites complétement étrangers dans la société africaine, et la masse qu'ils sont censés représentés. Ils tiennent des discours en décallage avec la réalité africaine. Comme disait l'autre, les Noirs instruits sortent tout puant des cuisses du néocolonialisme mental. Perdant tous répères qui déséquilibrent leur mental psychique et mental !
C'est Mao qui disait, parlant à son peuple : " Nous devons dire au peuple et à nos camarades que notre itinéraire sera sinueux. Il y a encore beaucoup d'obstacles et de difficultés sur le chemin de la révolution.Nous devons être prêts à suivre une voie tortueuse." Parlait-il aux Chinois ou cela vaut aussi pour les Africains ? Sont-ils prêts à faire des sacrifices ? Certains sont-ils capables d'abandonner leurs privilèges qui les mettent provisoirement à l'abri ?
Puisque les Chinois sont actuellement en Afrique, il est temps et on a intérêt à les connaître avant d'être totalement eglouti par les réels motivations chinoises sur le continent. Les Chinois, eux, ont appris à connaitre l'Afrique et les Africains. Dans les écoles, dans les universités, les Chinois étudient l'Afrique. Et ce, depuis les années cinquantes ! Selon un journaliste suisse, Fernand Gigon, qui a publié un livre chez Flammarion, en 1962, la Chine chercherait en Afrique sa conscration de grande puissance. Visitant la Chine, Gigon note qu'il a vu défiler dans les rues de Pékin, des Noirs venus de toutes les Afriques.  Il a même assisté à une assise organisée par l'Association  Chine-Afrique. Une semaine d'études des problèmes africains. Dans les journaux, à la radio, partout, on sensibilisait la population chinoise sur l'Afrique. On projettait des films sur les Africains et ce qui se passent chez eux. Partout dans la ville de Pékin, les affiches, l'Afrique était présente. Les drapeaux des nouveaux pays africains nouvellement indépendants flottaient partout. Devant la salle où se tenait ces assises, encore des drapeaux des pays d'Afrique. Le journaliste reçoit un choc lorsqu'il voit des jeunes garçons et filles noirs totalement à l'aise dans ce pays de la Chine. Deux Camerounais ont même engagés des conversations avec lui. Il y avait des Algériens, des Cubains, des Egyptiens, des Congolais, des Sànàgaléais, des Maliens, des Guinéens, bref, tous les jeunes venus du continent noir. En écoutant les discours lors des assises, les Chinois vantaient les relations entre eux et les Africains. Les intellectuels noirsse félicitant des bons rapports entre le monde noir et la Chine. Les Chinois gardaient l'espoir quand au réveil de l'Afrique ! Pour un Occidental européen comme Gigon, c'était du suréalisme de voir la Chine croire encore à ce continent au moment même où un livre de René Dumont qui parlait de "L'Afrique est mal partie" ! Les Africains venaient d'obtenir leur indépendance, et on était qu'à deux années de l'après-indépendance. C'est vrai que pour la rédaction de cet article, nos recherches nous ont amené à tomber sur des documents extraordinaires, tel que ce livre "La Chine devant l'échec", de Fernand Gigon. On y lit des choses étonnantes, où, en plus des informations fort intéressantes, se dégage un parfum de rélents de mépris du pays. Passant outre certaines âneries, un certain anticommunisme notoire, nous avons putôt chercher dans ce livre, la partie africaine et l'apport de la Chine dans l'éveil des pays africains. De la page 150 à la page 164, on y apprend beaucoup sur les relations Chine-Afrique. Puisque cela exlique l'intérêt lointain des Chinois pour le continent africain.  Une totale ignorance du journaliste de cette Chine qu'il a pourtant visité.
 Le tout contraire de l'excellent  Alain Peyrefitte, qui a visité le pays, et qui y a vu les choses différemment, et qu'il a publié dans les deux tomes de son précieux livre, " Quand la Chine s'éveillera...le monde tremblera", publié aux Editions Fayard, en 1973. Presque onze ans après celui de Fernand Gigon. L'étude de Alain Peyrefitte nous semble plus objective, voir neutre. Le ministre français du général de Gaulle, a dirigé la mission d'études la plus longue et la plus approfondie qu'une délégation parlementaire occidentale ait jamais effectuée en Chine populaire. Alain Peyrefitte a tout simplement rendu compte des choses vues et étudiées. Tout à son honneur et l'honneur de la France, puisque cet ancien énarque, (élève de l'E.N.A., Ecole Nationale d'Administration), chargé de recherches  au C.N.R.S. (Centre national de la recherche scientifique), diplomate de carrière, toujours au service de l'Etat français. C'est Peyrefitte qui écrit ces lignes sur la Chine, dans son livre : " Il faut se rendre sur place pour mesurer à quel point le public occidental est affligé d'une myopie faite de préjugés, de passions idéologiques et surtout d'ignorance : il oscille entre la peur et l'enthousiasme, sans guère réussir à équilibrer son jugement. Parmi les livres consacrés à la Chine depuis 1949, beaucoup se bornent à des conclusions sommaires, celles de l'admiraion délirant ou du touriste hargneux; même les meilleurs, qu'on emporte dans sa valse, laissent une marge pour l'étonnement."
Signalons enfin, l'Occident a toujours été attiré par la Chine. L'Italien Marco Polo dans sa littérature de voyage, "Le devissement du monde", porte un témoignage de cette Chine qu'il a découverte. Des civilisations qui s'entremêlent dans ce grand pays, plus grand que toute l'Europe réunie, un pays qui a fait exploser des engins thermonucléaires bien avant la France ! La Chine fascine autant qu'il suscite la crainte.
Connaître la Chine permet d'enlever les amalgames, et mieux appréhender cette Chine, décidement en réveil.
En fait, le nom "Chine" désigne le ' monde chinois', qui désigne des lieux de culture chinoise que sont, la Chine continentale, Singapour, Macao, Taïwan. La Chine continentale c'est la République populaire de Chine. L'île de Taïwan ayant choisi de se détacher de la dépendance continentale. Tandis que Hong Kong, (territoire de la Chine, fut cédé à la Grande-Bretagne en 1842. Un accord sino-britanique de 1984 a décidé le retour du territoire à la Chine en 1997), est donc chinois. Par contre, la Chine n'a jamais renoncé de récupérée l'île de Taïwan, ou Formose, toujours sous protecion américaine, alors même que ce pays n'est pas reconnu par l'ONU. Autre ambiguité ou stupidité juridictionnelle de droit international.
La République populaire de Chine qui nous intéresse, c'est la Chine continentale, pays qui a choisi de rester communiste, et adopté une ' économie socialiste de marché', où 'libéralisme économique' et ' contrôle politique' se cotoient en une formule spécifique.
La Chine, appelée aussi, l'Empire du Milieu, est classé actuellement deuxième puissance économique mondale.
On a dit tout au début que ce pays a été façonné par un homme : Mao Tsé Toung. Un idéologue qui a engagé, dès 1949, son pays dans la "Révolution", mettant fin au chaos qui y règnait avec des guerres civiles et morcellement politique. Il est vrai que pour réussir celle-ci, il y eu des purges, donc des massacres et des débordements. Néanmoins, c'est à Pékin, à la Place Tian- an Men que Mao proclamera la fondation de cette République populaire.
Ensuite, il va engagé des réformes, notamment la Réforme agraire, privilégiant la paysannerie, ensuite la réorganisation du parti communiste et l'adhésion de la masse populaire dans la révolution. C'est grâce à lui, que la population sera invitée de participer et à débattre sur les orientations politiques du gouvernement, à partir de 1957. Il fallait attendre l'année 1966, pour voir Mao engager le pays dans la Révolution Culturelle, s'appuyant sur la jeunesse du parti, pris dans l'ensemble du pays, contre les élites du parti en poste. Chou En Laï prend les choses en main, car le vieux leader Mao se montre malade et ne peut plus diriger les affaires. A la Mort de Mao Tsé Toung, le parti désigne Deng Xiaoping, un 'réformiste', pour lui succéder et poursuivre les ' réformes' engagés.
La transition de l'économie de type planifié passe à une économie mixte. Progressivement, la Chine adopte une économie de marché, et s'insère de plus en plus dans le système libéral mondial.
Avant de poursuivre sur le succès que connaît l'économie chinoise actuelle, arrêtons-nous un instant, et revenons brièvement en arrière pour comprendre comment ce pays a pu rattraper son retard économique, sans rénier ses valeurs intrésèques. Le projet de société imaginée par Mao et qui s'est poursuivie, nous semble très intéressante.
Un pays sans culture est un pays voué à l'échec. Tout comme un pays sans éducation. La Chine a mis l'accent, dès le début de sa révolution, à l'aspect culturel. Les valeurs traditionnelles chinoises sont en grande partie issues de la version orthodoxe du 'confucianisme', qui a connu son apogée sous la dynastie Song. Dynastie qui règna en Chine de 900 à 1279. Constamment menacée par les populations du Nord et du Nord-Est, elle se réfugia dans le Sud en 1127. Elle fut liminée par les Mongols.Plus tard, la dynastie est devenue une partie centrale des contenus éducatifs, et des examens mandarinaux. Conficius disait: "Pour bien gouverner il faut éloigner les beaux parleurs. Ils sont dangereux. Cela se jutifie de jour en jour dans la politique. Qui est donc ce Confucius ? 
Confucius fut un lettré et philosophe chinois. Sa philosophie est morale et politique. Sa préoccupation majeure est de faire règner l'ordre dans l'Etat en formant des hommes qui vivent en conformité avec la vertu. Son oeuvre est à l'origine du 'confucianisme'. Qu'est-ce que le confucianisme ?
Qui appartient à la philosophie de Confucius, c'est-à-dire une philosophie de la sagesse attentive qui accorde une importance à la bonté et à l'esprit rituel. Elle s'est développée sous l'influence des disciples de Confucius, notamment Mencius et Xunzi. Elle s'est ainsi enrichie de spéculations sur la nature humaine, la vertu et l'idéal politique. En Chine, les Chinois ont longtemps compris qu'ils doivent compter que sur eux-mêmes, et non pas sur les aides extérieures, souvent source de dépendance en tout point de vue. Toutefois, le terme 'confucianiste' est lui-même le résultat d'une série de tendances divergentes, dont le légalisme, toutes sujettes à intérprêtation de la ' doxa' originelle. Notamment, le problème de la conscience éthique individuelle, de la critique des gouvernements a largement été muselé par les penseurs ' orthodoxes'. Certains néo-Confucéens contemporains interprètent le confucianisme dans cette potentialité critiqe, à l'opposé de l'interprétation commune du confucianisme, synonyme de soumission et de stabilité politique.
Depuis le mouvement du 4 mai 1919, la culture impériale chinoise et son confucianisme orthodoxe ont été taxés de ' féodaux' ; toutefois, malgré cette table rase réthorique, de nombreux aspects de la culture chinoise traditionnelle ont survécu.
Mao Tsé Toung, instigateur de la Révolution Culturelle, a, en un certain sens imité le premier unificateur de la Chine : Qin Shi Huangdi. Celui-ci avait organisé un autodafé et massacré les intellectuels à son époque.
Mao Tsé Toung, employé à la bibliothèque de Pékin,  était un grand admirateur de la Culture chinoise classique. Certains observateurs ont remarqué que l'instaurtion de la République populaire de Chine ne se distingue en rien de celle des dynasties impériales précédentes, suite au ' mandat céleste' obtenu suite aux années de lutte. Le culte de la personnalité, le culte voué Mao Tsé Toung a une dimension religieuse indéniable, celle qui suggère justement une ambiguité entre nation moderne et des traditions politiques ancestrales. 
La Révolution Culturelle de Mao, par de nombreux aspects de la culture traditionnelle chinoise, arts, littérature, et autres ont été taxés de ' vestigs féodaux', et détruits en grande partie. Cette table rase, comme plusieurs fois dans le passé, a constitué une étape de la réappropriation du patrimoine symbolique de la Chine, décliné sous diverses formes: l'Opéra révolutionnaire réunit ainsi une tradition millénaire à la propagande réaliste-socialiste, de même qe la calligraphie de Mao Tsé Toung. En fait, des exemples ne manquent pas. Ce sont les Chinois qui, depuis l'antiquité, ont voyagé à travers le monde et apporté leurs connaissances. Grâce aussi aux Chinois que nous connaissons le papier. Mao connaissait bien ce passé historique et héroïque chinois. Après sa révolution culturelle, les chinois ont continué son projet national en s'attaquant à l'éducation de la masse. Par exemple, en 1986, la Chine a défini comme objectif à long terme la mise en place d'un enseignement obligatoire sur neuf ans pour tous les enfants. En 1997, soit dix ans plus tard, la Chine comptait 628.840 écoles primaires, 78.642 écoles sécondaires et 1.020 établissements d'enseignement supérieur. En 2006, le gouvernement chinois revisa ses objectifs à la hausse en promettant de rendre entièrement gratuit l'enseignement obligatoire de neuf ans, y compris les manuels scolaires et les frais de scolarité, dans les provinces pauvres de l'Ouest de la Chine. Quatre ans auparavant, la proportion de Chinois sachant lire et écrire était de 90.9%, dont 95,1% d'hommes et 86,5% de femmes, celle de jeunes Chinois ( de 15 à 24 ans) étant respectivement de 98,9%, 99,2% et 98,5% en 2000.
En mars 2007, la Chine annonça la décision de faire de l'éducation une "priorité stratégique" nationale, avec un budget national triplé en deux ans, et un financement additionnel de 223,5 milliards de Yuans ( environ 22 milliards d'euros) prévu sur cinq ans pour améliorer l'enseignement obligatoire dans les zones rurales.
La qualité des universités chinoises varie considérablement à travers le pays. Les plus côtées de la Chine continentale sont : l'Université de Pékin, l'Université Qinghua (toujours à Pékin), l'Université Fudan, l'Université Jiaotong de Xi'an, l'Université de Nankin, l'Université des Sciences et Technologie de Chine à Hefei, etc...
De nombreux parents sont  très impliqués dans l'éducation de leurs enfants, dans laquelle ils investissent une grande partie de leurs revenus. Les cours privés et les activités récréatives, comme les langues étrangères et la musique, sont très populaires auprès des familles de la classe moyenne qui en ont justement les moyens. Par ailleurs, l'éducation est très encadrée: caméra dans les classes, heures e récréation, qui sont des démonstrations patriotiques, des séances de massage des yeux pendant 25 minutes, sous musique envoûtante, avec une défense absolue de parler. La plupart des parents espèrent que leurs enfans partiront un jour à l'étranger. Mais tous mettent l'accent sur le sens de la patrie. On voyage car cela forme la jeunesse, mais on oublie pas sa patrie.
En chinois, il existe un proverbe qui dit : "Il faut 10 ans pour cultiver des arbres, mais 100 ans pour cultiver les gens". Ainsi, la révolution culturelle s'est  penché sur cette ancienne civilisation et tradition du pays pour éduquer les masses. 
Après l'enseignement, vint le tour de l'information technologique. La Chine est le premier pays utilisateur de  l'internet,et du téléphone portable. Un grand nombre de chinois possèdent l'ordinateur. En 2008, le pays de la Chine est le plus gros bassin mondial d'usagers d'internet, devant les Etats-Unis. Le nombre d'Internautes ne cesse de croître. Les Chinois sont des grands Cybercitoyens. Ils s'expriment par blogs (ou sms) interposés. Le domaine du multimédia est très développé. Ne parlons pas des autres petits gadgets : genre jeux éléctroniques, miniatures téléphones portables sophostiqués haut de gammes, jouets,et tant d'autres encore. Le web fait
partie de la vie quotidienne des jeunes Chinois. Alors qu'en Occident, c'est le ' You Tube' qui diffuse dans le monde 3 milliards et demi en vidéos, par mos, son équivalent chinois s'appelle " Tu - dou" , qui en diffuse 15 milliards de minutes vidéos ! C'est tout simplement a-ffo-lant !!!
Pour rester dans les réalisations, la Chine a annoncé une croissance de près de 11,5% en 2007, et elle était  devenue la quatrième puissance économique mondiale, devant la Grande-Bretagne et la France, juste après les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne. Mais cela ne va durer car la Chine bat encore des reccords sur plusieurs domaines économiques. Elle est déjà l'usine du monde avec un réservoir de main d'oeuvre inégalé, grâce à l'importance numérique de sa population, qui est de plus d'un milliard trois cent millions d'habitants. Ce qui le place toujours en tête du pays  le plus peuplé de la planète.
Comme nous le disions, la puissante Chine s'intéresse à présent à l'Afrique et y a déjà mis ses pieds dans plusieurs pays.  N'allez pas croire que les Africains sont naïfs. C'est mal les connaître, et les sous-estimer.
Les Africains savent fort bien que les Chinois ne sont pas en Afrique par sentimentalisme, ni angélisme, encore moins pour des missions philanthropiques. Les Chinois sont comme les autres conquérants des temps modernes. Ils sont à la recherche de leur bien-être. Ils veulent aussi profiter, comme le firent les Européens qui ont largement profiter de l'ignorance et de leurs intentions véritables en instaurant la ' colonisation', Bible sous les bras, la main sur le coeur. Les Chinois veulent dominer, être puissants. Ils ont l'avantage du nombre. Ils ont un grand pays. Depuis des nombreuses années, l'autosufffisance alimentaire a été concrétisée. On ne meurt pas de faim en Chine. La réforme agraire a permis cette autosuffisance. Pourtant, malgré cela, l'explosion démographique reste inévitable. Il faut assurer la survie de tout ce monde non pas aujourd'hui mais aussi dans l'avenir. Le futur inquiète toujours ceux qui ne sont pas préparés. C'est pour cela la Chine est consciente qu'elle lui faudra plus de matières premières. Et le seul endroit disponible pour les avoir, reste le continent africain. Elle dispose d'un avantage par rapport aux Européens : la Chine n'a pas un passé colonial avec l'Afrique. Ce qui va faciliter les rapports dans la coopération entre le pays et ce gand continent riche en matières premières. Surtout en ce moment où l'Occfident brandisse l'arme imparable des droits de l'homme qu'il n'a jamais appliqué lorsque les pays colonisés venaient se servir gratuitement , exploiter les matières primaires. Bien avant que ce même Occident, après le pillage généralisé, de mettre des arguties juridiques internationales pour empêcher les autres de faire comme eux, c'est à dire ' voler' ! Les Chinois ne sont pas mieux que les colonisateurs européens d'hier.
Ils ont une fixation sur les minérais africains mais adoptent une stratégie assez raisonnable: les pays africains sont toujours pauvres, avant et après les indépendances. La colonisation n'a pas voulue les aider à s'affanchir. De plus, les matières premières exploitées chez eux font partie du circuit internation. C'est bien les règles internationaux de commerce, mis en place par l'Occident, qui fixe les prix et coiffe le bon déroulement de ce soit-disant commerce. C'est une règle injuste. Elle ne profitera jamais aux Africains. Dans les affaires, la morale n'existe pas. Pas plus les sentiments religieux. Les Chinois veulent instaurer un nouveau système dans lequel, où tout le monde bénéficiera. Mais en premier lieu,...la Chine !
La Chine importe d'Afrique 25% de ses biens en pétrole. Près de 200.000 ressortissants Chinois vivent sur le continent africain depuis 2005. La compagnie chinoise de télécoms ' Zhongxing' multiplie les implantations après avoir renové le réseau de Djibouti. Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique se chifraient à 50 milliards en 2006. La Chine investit dans plusieurs domaines un peu partout en Afrique. Au Nigéria, Soudan, Egypte, Algérie, Tunisie, Niger, Cameroun, Gabon, Kenya, Rwanda, Zimbabwé, Afrique du Sud, Congo-Brazzaville, République Démocratique du Congo, Angola, Tanzanie, Afrique du Sud, Namibie, Guinée-Equatoriale, Sao-Tomé e Principe, Guinée-Conakry, Sénégal, et le Mali. Mais les investissement les plus intéressants sont en Angola.
La Chine achète le quart du pétrole angolais et a investi pour 2 milliards de dollars pour réconstruire et moderniser les infrastructures du pays détruites durant les diférentes guerres qui ont miné ce pays ex-colonie portugaise.
Dans ce pays, on y croise de plus en plus de Chinois qui s'occupent de tout. Ils ont la volonté d'aider l'Angola et le sortir de la crise. Ce sont bien des ingénieurs et des ouvriers chinois qui sont à l'oeuvre ou à pieds d'oeuvre de la réconstruction nationale angolaise. Certes il y a aussi quelques employés Angolais dans les chantiers. Mais pour leur savoir-faire, les Chinois préfèrent faire venir leurs propres travailleurs, plus disciplinés et disponibles. Ils ne contestent pas, et respectent les horaires de travail et les délais des contrats.  Même si nous savons aussi que les Angolais voient de mauvais oeil cette arrivée massive des Chinois qui ressemble plus à une invasion, certains disent même une 'colonisation chinoise en Angola'. Ce qui est sûr, le pays a changé, et les travaux engagés sont avanncés. Pourquoi ces Chinois ne formeront-ils pas une main d'oeuvre sur place qui prendront la relève dès qu'ils seront partis ? En attendant, les écoles, les routes, les aéroports, les bâtiments, les usines, bref, les infrastructures sont reconstruites actuellement à Luanda, tout comme un peu partout en Angola. Le gouvernement angolais, au vu de ces résultats, a accordé des facilités à la Chine. Les Chinois construisent et ils sont actuellemnt les bâtsseurs en Afrique. Ils ont fait ce que la colonisation européenne n'a pu faire avec des années, voir des siècles (en ce qui concerne l'Angola, cinq siècles, dont l'héritage est la langue portugaise qui divise encore les Angolais aujourd'hui, et qu'hier les colonisateurs Portugais réchignaient de répandre leur langue à tous les Angolais !...)
Aujourd'hui, certaines langues dénoncent la présence chinoise, et parlent de 'colonisation' et d'exploitation. Ces gens-là ont peut-être raison. Mais alors, il faudrait expliquer ces retards, ces guerres, ces divisions, et les pourquoi des Angolais resatant encore à l'étranger et dont on conteste et met en doute leur angolanité, alors même que d'autres étrangers parlant portugais sont facilement  acceptés ! Les nouveaux conquérants que sont les Chinois vont-ils redevenit les premiers partenaires des pays africains ? L'exemple angolais en dit long.
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J
maintenant que je j'ai fini de lire ton article, je veux te dire bravo pour ta documentation car les informations avancées sont correctes.<br /> là, où je pense qu'il faut s'en méfier, c'est le côté où tu dis que les ouvriers chinois ne protestent pas , respectent les horaires donc, les délais fixés.je crains justement le pire avec cette façon de procédé car sincèrement, toutes les constructions faites par les Chinois aujourd'hui, qui nous dit que ça va tenir la route dans 20 voire 40 ans?j'ai peur que le fait de travailler en vase clos comme ils le font ne soit pour eux l'occasion de cacher un certains nombre de chose qu'ils ne respectent pas dans leurs constructions.sans mettre en doute leur savoir-faire, j'espère que tu as appris l'effondrement en Chine d'un pont construit il n'y a pas si longtemps de cela?si ce n'est pas le cas, poursuit tes recherches et tu verras par toi même.<br /> En revanche en intégrant des locaux à différents échelons sur les différents chantiers, cela permettrait d'avoir un moyen de contrôle, n'est ce pas?<br /> je prends un exemple, si on doit mettre 3tonnes de ciment et 1 tonne de fer pour faire 1 pilier et ce dosage est fait avec moins, penses tu que cela résistera aux temps de la même façon?à mon avis non! <br /> donc de la même façon qu'on ne laisse pas un étranger rentrer dans notre maison et faire ce qu'il veut, on doit avoir face aux Chinois la même attitude car la confiance n'exclut nullement le contrôle.<br /> <br /> à bon entendeur salut!!!!!
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J
pas encore fini de le lire mais je te ferai un commentaire en bonne et dûe forme aussitôt que cela sera fait!
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