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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Faut-il croire à la Bible et à l'existence du Christ ? (Débat).

Sur le net, un débat passionné sur l'existence de Jésus-Christ bat son plein. Chacun peut donner son avis.

La question de la religion est trop sérieuse pour la prendre à la légère. La croyance et la foi sont une

affaire personnelle. Nous vous invitons néanmoins, à participer à un débat dont nous venons de recevoir les

arguments suivants :

Jésus-Christ n'a pas existé

On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable.
pape Léon X


L'existence historique de Jésus n'a pas besoin d'être niée parce qu'à vrai dire,elle n'a jamais été affirmée.
H.Raschke

Jésus est un mythe analogue à Osiris, Adonis, Attis, Mithra, Hermès et Apollon.
Prosper Alfaric

Problème d'historicité

Il n'existe aucun témoignage écrit sur Jésus, hors les évangiles qui sont sans autorités et sont truffés de contradictions. Il y a du reste, mieux à dire. Non seulement le Christ n'a rien écrit lui même, mais on n'a rien écrit sur son compte.

Citez-vous la Bible? Elle ne peut nous fournir la preuve que le Christ ait été un personnage réel et même elle nous fournit force preuves contraires: au vrai, elle est d'un bout à l'autre la preuve de la non-existence de Jésus.

En dehors du Nouveau Testament, aucun auteur parmi tous ceux qui auraient été les contemporains de Jésus, ne nous a transmis à son sujet le moindre renseignement.

Ainsi des historiens, avec une précision croissante, constatent d'abord que sur une trentaine d'auteurs connus de l'époque qui auraient pu parler de Jésus, tous sont muets.

Dans l'oeuvre de Flavius Josèphe (77-95), il y a bien quelques lignes à son sujet, mais elles furent ajoutées, après Origène(185-254) qui les ignoraient et signalées seulement au IVème. siècle par Eusèbe de Césarée(265-340), le faussaire. De toute façon, Flavius Josèphe, juif orthodoxe n'aurait jamais pu écrire que Jésus était le messie. Or les juifs orthodoxes attendent encore, la venue de leur messie.

Tacite (55- 120) vers 116, aurait parlé de chrétiens brûlés à Rome sous Néron vers l'an 64; mais cette mention ne fut ajoutée qu'en 1429 par le sécrétaire papel, le Pogge (premier éditeur des "Annales" de Tacite) et ne figure pas dans les traductions et copies antérieures. Cette interpolation (falsification) a été fabriquée disent les érudits, d'après un texte de Sulpice Sévère, un médiocre historien de la fin du quatrième siècle.

Pline le jeune (66- 144) aurait mentionné dans une lettre à l'empereur Trajan, l'existence des chrétiens et d'un certain Jésus homme. Mais cette lettre a été composée vers 1500 par Girardo di Verona. Au quatrième siècle, un érudit Sidoine Apolinaire déclara que Pline le jeune avait fixé à neuf le nombre de ses livres. Or cette prétendue lettre se trouve au dixième livre attribué à Pline le jeune.

Suétone (75- 160 environ) en 120 parle d'un "chrestos" (le bon, le meilleur), agitateur de Rome en 50; mais il ne peut s'agir du paisible Christ ("christus",christos ou oïnt) de la mythologie chrétienne mort croit-on, à Jérusalem depuis 20 ans.

Si donc, on prenait la peine de fabriquer des faux, c'est qu'on n'avait pas de preuves!

Parmi les autres écrivains et historiens, du 1er et 2ème siècle de notre ère, qui gardent un silence total sur Jésus, citons:Valerius Maximus (-14- -370) , Senèque (-2- -66), Pline l'ancien(23- 79), Perce(34- 62), Lucain (39- 65), Dion Chrysostone (40- 117), Stace (40- 96), Plutarque (45- 125), Silius Italicius (25- 100), Martial (65- 95), Flaccus (70- 100), Pétrone (mort en 65), Quintillien (65- 97), Juvénal (55- 140), Apulée (mort vers 170), Don Cassuis, Pausanias,Juste de Tibériade etc.

Mais c'est surtout le silence de Philon d'Alexandrie sur Jésus qui a une importance décisive. Philon qui avait déjà 25 ou 30 ans lorsque Jésus aurait du naître et mourut plusieurs années après la date à laquelle ce dernier dû mourir, ne sait rien et ne dit jamais rien de Jésus Christ.

C'est un homme docte qui s'occupa spécialement de religion et de philosophie. Il n'aurait assurément pas négliger de citer Jésus, qui était de son pays et de sa"race", si Jésus avait paru sur la terre et s'il avait accompli une si grande "révolution" dans l'histoire de l'esprit humain.

Une circontance singulière rend encore plus significatif le silence de Philon:c'est que tout l'enseignement de Philon peut se dire chrétien à ce point que certains écrivains ou philosophes n'ont pas hésité à l'appeler un"vrai Père de l'Eglise"(dixit Freidrich Engels...)

Philon s'efforça d'unir le judaïsme et l'hellénisme. Ainsi il constitua une doctrine platonicienne du "Verbe" ou "Logos", qui a beaucoup d'affinité avec celle de l'évangile dit de Jean et dans l'évangile le"Logos", c'est précisément le Christ. N'est-ce pas là une circonstance révélatrice?

Philon vit dans le temps où l'on a placé l'existence du Christ; il est déjà célèbre avant le Christ; il accomplit à l'égard du judaïme la même transformation, la même hellénisation, la même platonisation qui fut l'oeuvre des Évangiles et spécialement du quatrième (celui de Jean). Il parle du "Logos" ou du "Verbe" exactement comme le quatrième évangile; et pourtant il ne nomme pas une seule fois le Christ! Jamais dans aucun de ses nombreux ouvrages!

N'y a-t-il pas là, la preuve que Jésus-Christ, ne fut pas personnage historique et réel, mais une création mythologique et métaphysique, à laquelle contribua plus que tous Philon lui-même qui écrivit comme chrétien sans rien savoir encore de ce nom de chrétien, qui parla du Verbe sans connaître le Christ et qui enseigna une doctrine identique à celle que l'on a attribué au Christ sans même soupçonner l'existence du Christ.

Si Philon a pu parler du Verbe et écrire comme un chrétien avant le Christ , n'est-ce pas la démonstration que le christianisme se produisit sans le Christ par les oeuvres précisément de ce même Philon qui ne dit pas un seul mot de la personnalité humaine de l'existence matérielle et historique de Jésus Christ?

Non, Jésus n'a pas existé; car s'il avait existé, Philon n'aurait pas pu ne pas parler de lui. Philon, le platon juif-alexendrin, contemporain du Christ, cite tous les évènements et tous les grands personnages de son temps et de son pays, sans même oublier Pilate. Il connait et décrit avec force détails la secte des Esséniens, qui vivait aux environs de Jérusalem et sur les rives du Jourdain. Sous le règne Caligula (12-41), Philon fut envoyé à Rome pour défendre les juifs et cela fait supposer en lui une connaissance exacte des choses et des hommes de sa nation; immanquablement , si Jésus avait réellement existé, il aurait été obligé d'en faire au moins mention.

Quand il s'agit d'un tel "personnage"comme Jésus, le silence de l'histoire est absolument inexplicable, invraisemblable, déconcertant. C'est pourquoi l'on ne peut moins faire que de conclure qu'un tel silence constitue une grave présemption contre l'existence de Jésus-Christ.

D'autres éléments d'ailleurs permettent de dire que si l'inexistence du Christ peut seule expliquer le silence de l'histoire à l'égard de ce personnage, le silence de l'histoire à son tour démontre son inexistence.

Ainsi, le pape Pie XII, prenant la parole à un Congrès International d'historiens qui s'est tenu à Rome en 1955, répèta de nouveau que pour les catholiques , la question de l'existence de Jésus relève de la foi et non de la science (1)!

Élaboration du mythe

Au premier temps du Christianisme (2ème siècle de notre ère), le dieu Chrit est un dieu de ciel et non un homme au nom de Jésus (2). Il ne sera question de l'homme Jésus qu'avec l'apparition de nos Evangiles, au milieu du deuxième siècle de notre ère. C'est beaucoup d'avoir attendu 150 ans pour consigner par écrits des évènements uniques, en admettant qu'ils aient lieu. Comme on l'a déjà vu, l'historien juif Flavius Josèphe, attentif à tout ce qui se passe en Palestine les ignore, ainsi qu'une prétendue première Église à Jérusalem. Le livre de l'Apocalypse écrit vers 69-70 et remanié par un chrétien au deuxième siècle de notre ère, n'en dit rien.

L'"apôtre" Paul (3), dont les épîtres (lettres) ont été maintefois remaniées après sa "mort" au bénéfice d'une christologie plus orthodoxe et toujours majorée ne sait rien d'un Jésus historique. Il ne cite ni Joseph, ni Marie, ni Judas. Nulle mention d'une crucifixion sous Ponce Pilate par les romains, mais plutôt d'un Christ immolé par les puissances planétaires dans un sacrifice cosmique. Ce qui faisait dire à Ernest Renan:"Pour Paul, le Christ n'est pas un homme qui a vécu et enseigné, c'est un être tout divin" (4).

C'est seulement au milieu du deuxième siècle de notre ère, exactement en l'an 144, quand le chrétien gnostique (docète) Marcion et ses partisans furent chassés de Rome que l'Église (et surtout celle de Rome) condamne"ceux qui niaient que Jésus fût venu dans la chair"(2ème Épître de Jean I,7 ). Jusque là, cette thèse avait pû être soutenue, prêchée sans contradicteur par Marcion, Basilide, Valentin etc_ Sans oublier que les auteurs de l'Apocalypse, au début du deuxième siècle de notre ère, qui attendent encore la venue du Christ sur la terre.

C'est seulement vers l'an 150 de notre ère que la communauté romaine se détache des chrétiens gnostiques (les docètes: marcionites, valentiniens, basilidiens etc) et élabore le mythe d'un Jésus crucifié dans la chair, mythe inconnu jusque-là (même par les auteurs des épîtres attribuées à Paul). C'est à cette époque et selon les besoins de la controverse, qu'on rédige dans nos évangiles, les récits de la vie terrestre d'un Jésus bien différent de "l'être purement céleste seul connu" avant l'an 150 de notre ère.

En résumé, le mythe Jésus s'est élaboré, au 2ème. siècle de notre ère, de la façon suivante:

1- Le Christ céleste des épître dites pauliennes (attribuées à Paul).

2-Le Jésus fantôme ou "Angelos Chritos" (corps éthéré) des chrétiens gnostiques ou docètes: marcionites, basilidiens, valentiniens etc.

3-Le Jésus " terrestre"ou " historique" des évangiles canoniques et apocryphes.

Notes:

1- Beaucoup se comportent comme le théologien Albert Schweitzer (1878-1965) qui reconnaissant dans la préface de la première édition, de sa "Vie de Jésus" qu'il n'existe sur son héros aucun document historique digne de foi, n'écrit pas moins sa biographie.

Ajoutons, on publie chaque année à travers le monde, plus d'une centaine de biographies de Jésus, les unes aussi farfelues que les autres. Elles sont le fruit de l'imagination des auteurs.

2- Jésus est la traduction grecque du nom hébreu Josué. Josué / Jésus signifie "Dieu a sauvé, sauve, sauvera"(Mathieu I,21).

Rappelons -fait trop longtemps ignoré- que parmi les apologistes chrétiens du 2ème siècle , Aristide, Saint Justin et Tertulien sont les seuls qui aient prononcé le nom de Jésus- Christ. Tous les autres Pères de l'Eglise du 2ème siècle: Tatien, Athénagore, Théophile, Hermias, Quadratus etc ne connaissaient pas le nom de Jésus.Ils parlaient que du Christ.

3- La plus ancienne dâte connue avec certitude dans l'histoire du christianisme, et admise par tout le monde (exégètes, biblistes, théologiens catholiques, protestants, orthodoxes, et même la critique scientifique) est l'an 144 de notre ère (2ème siècle).

En l'an 144, un riche armateur grec du nom de Marcion révéla et apporta à Rome les épîtres attribuées à Paul. Avant cette dâte, personne ne connaissait Paul et "ses" épîtres. Marcion apporta également le premier évangile connu "l'Evangelion" dans lequel Jésus était un "angelos christos", un fantôme, un corps éthéré.

Cette conception gnostique (docète) du Jésus fantôme était admise dans toute la chrétienneté sans aucune distinction jusqu'aux années 144- 150. C'est quand Marcion fut chassé de Rome en l'an 144 qu'on commença à écrire une biographie terrestre du Christ, à l'aide des coups de citations de l'Ancien Testament en rapport à la venue du messie et aussi en plagiant les cultes antiques (ex: Jésus tranforma l'eau en vin, Bacchus le faisait avant lui).

Enfin, le christianisme qu'on connait aujourd'hui a été élaboré au 4ème siècle de notre ère au profit de l'Eglise catholique naissante. C'est ce christianisme du 4ème siècle qu'on enseigne officiellement pour celui des origines chrétiennes (2ème siècle de notre ère et non le 1er siècle). Dans l'élaboration de ce christianisme du 4ème siècle, l'évêque faussaire de Césarée, Eusèbe a joué un rôle déterminant . C'est Eusèbe de Césarée (265- 340) qui fonda l'Eglise catholique. C'est lui qui inventa, dans son "Histoire ecclésiastique", la liste des prétendus premiers évêques de Rome qui seront plus tard considérés comme les premiers papes. C'est aussi Eusèbe qui donna une solide base économique et politique à l'Eglise de Rome. Il était le sécrétaire de l'empereur Constantin.. On modifia même les textes du Nouveau Testament. Soulignons, les plus anciens manuscrits du Nouveau Testament que nous possédions, le Vaticanus et le Sinaïticus datent du 4ème siècle.

4- Ernest Renan"Saint- Paul", chapître 10.




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Les Eglises de réveil. Salut ou nouveau fléau pour l’Afrique subsaharienne ? <br /> <br /> Amérique Latine, Afghanistan, Chine, Inde, Maroc, Côte d’Ivoire, ...<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Amérique Latine, Afghanistan, Chine, Inde, Maroc, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Antilles, France etc….les évangélistes sont partout et surtout depuis les années 70, en Afrique subsaharienne, qui est désormais la nouvelle terre de prédilection pour ses missionnaires venus des Etats-Unis. Mais qu’est-ce qui les motive ? Répandre la parole de Dieu, aider leur prochain ou les piéger dans une organisation aux pratiques douteuses similaires à celle d’une secte ? <br /> <br /> <br /> Les fondements de la religion. Le mouvement évangélique (appelé évangélisme ou protestantisme évangélique ou encore christianisme évangélique), est un mouvement religieux diffus regroupant plusieurs églises protestantes de confession luthérienne et qui trouve son origine dans les quatre Evangiles du Nouveau Testament, "Mathieu", "Marc", "Luc" et "Jean". Il s’oppose au christianisme traditionnel qu’il considère comme « endormi » et entend bien le « réveiller ». L’évangélisme repose sur quatre critères : la conversion , c’est-à-dire le changement radical de vie suite à l’expérience religieuse et donc la rencontre avec Jésus, le biblicisme qui place la Bible au centre de leur foi car parole de Dieu, le militantisme qui incite les adeptes à s’engager activement dans leur église pour justifier de leur foi (Eglise de professant) et enfin, le crucicentrisme qui reconnaît la crucifixion du christ comme le point crucial de l’histoire de l’humanité.<br /> <br /> Il existe plusieurs mouvances au sein du mouvement évangélique. Ainsi on distingue : les baptistes, les mennonites ou anabaptistes, les adventistes ou adventistes du septième jour, les méthodistes, les juifs messianiques et les pentecôtistes. C’est sur ces derniers que nous allons nous arrêter puisqu’ils constituent l’une des principales mouvances de l’évangélisme et qu’ils sont à l’origine des églises de réveil, qui connaissent actuellement une grande expansion en Amérique Latine et en Afrique subsaharienne.<br /> <br /> Le pentecôtisme. Le pentecôtisme est fondé en 1906 par le pasteur Charles Praham et répandu par le Renouveau charismatique (mouvement de réveil spirituel) à partir de 1950, touchant surtout les communautés afro-américaines aux Etats-Unis au départ. Adeptes d’un retour aux sources de la Bible et « inspirés » par des rencontres avec Jésus, les pentecôtistes prônent le baptême par le Saint-Esprit – pendant lequel le baptisé va « rencontrer » le Christ grâce au Saint-Esprit (effusion de l’esprit) – et la guérison par la prière (miracles, exorcismes). Ils se distinguent des autres évangélistes par un culte dynamique, très émotionnel et charismatique où les sentiments sont exaltés, conduisant souvent certains à la transe mais aussi par l’importance qu’ils accordent au parler de langues c’est-à dire la maîtrise des langues bibliques.<br /> <br /> Les adeptes. On estime à plus de 500 millions d’adeptes des églises évangélistes à travers le monde (toutes mouvances confondues). En 1970, on comptait 100 millions de chrétiens en Afrique subsaharienne, aujourd’hui ils sont un peu plus de 400 millions de fidèles, grâce à la percée de l’évangélisme. Le Kenya est le pays où les évangélistes sont les plus nombreux puisqu’en 2006, ils représentaient 56% de la population soit 32 millions d’habitants, selon une étude réalisée par une organisation américaine, le Pew Forum on Religion and Public Life. Le nombre des églises évangéliques y a quasiment doublé depuis 2000, passant de 20 000 à 38 000 en 2006, selon l’Alliance évangélique nationale. En France, les églises évangéliques rassemblent aujourd’hui plus de 400 000 personnes (50 000 il y a 50 ans). Elles sont principalement localisées en Ile-de-France avec plus d’un tiers soit plus de 400 églises.<br /> <br /> Les raisons du succès. Quand on s’intéresse aux raisons qui poussent ces millions de personnes à se tourner vers les religions évangéliques, deux apparaissent comme les plus significatives. Premièrement le « culte », qui est très différent de la messe traditionnelle célébrée dans les églises catholiques. En effet, ce dernier est très dynamique, la chorale, le chant et la musique ont une place très importante, il y a beaucoup de jeunes et les enfants peuvent – pendant que leurs parents et aînés assistent au culte – suivre eux aussi un culte qui leur est adapté. Les pratiquants y viennent vêtus de leurs plus belles tenues et le pasteur porte très souvent un costume et non une soutane ni une aube ce qui le rend plus proche des paroissiens qui peuvent plus facilement s’y identifier, contrairement au prêtre traditionnel des églises catholiques. De plus, la lecture de la Bible et son explication chapitre par chapitre facilite la compréhension de livre sacré. Enfin, les cultes sont souvent célébrés dans des méga églises (surtout aux Etats-Unis), avec des écrans géants pour ceux qui seraient trop loin.<br /> <br /> La deuxième raison qui est certainement la plus importante, est le sentiment d’appartenance à une communauté soudée et forte puisque quand vous rejoignez une église évangéliste, vous êtes tout de suite encadré. Vous disposez d’un mentor qui est là pour vous écouter, vous guider et vous aider dans votre conversion c’est-à-dire dans votre changement de vie. Vous disposez également de tout un tas de services à votre disposition au sein même de l’église pour vous aider à améliorer votre vie et résoudre vos problèmes. Ainsi, si vous êtes à la recherche d’un emploi, l’église vous accompagnera dans votre recherche tout comme elle vous aidera dans votre recherche de logement. Si vous avez des enfants, ces derniers pourront bénéficier d’un soutien scolaire, pourront participer aux activités proposées par l’église (sorties, cours de chant, de danse etc…). Enfin quelque soit la difficulté que vous rencontrez, votre mentor et les autres membres de l’église prieront pour vous, prières qui ont lieu lors de réunions à domicile ou pendant le culte si vous en faites la demande.<br /> <br /> Cette deuxième raison est certainement celle qui a le plus poussé une grande partie de la population noire à se tourner vers l’évangélisme et plus particulièrement le pentecôtisme. En effet, la pauvreté, la misère, les maladies, l’isolement et le sentiment d’être oublié par le reste du monde ont été autant de facteurs qui les ont conduit à suivre ces pasteurs américains qui contrairement aux autres, s’intéressent vraiment à eux et à leurs problèmes, en leur apportant soutien, assistance et surtout solidarité. Mais tout cela a un prix.<br /> <br /> Salut ou fléau ?. C’est la question que tout le monde se pose et plus le temps passe, plus ces églises sont assimilées à des sectes. En effet, si elles apportent soutien et écoute aux peuples et personnes les plus démunis, elles ne le font pas gratuitement puisque l’argent et la « contribution » des membres de l’église occupent une place très importante dans l’organisation de ces églises. Certains diront que faire une contribution n’est pas une chose nouvelle puisque c’est déjà le cas dans toutes les églises catholiques traditionnelles. Mais cela va bien au-delà de çà. Les membres de l’église évangélique doivent non seulement faire une contribution à la fin de chaque culte mais tout est fait dans l’église pour les pousser à dépenser leur argent. Ainsi, si vous voulez toujours être plus proches de Jésus, on vous conseillera d’acheter les cd, cassettes, dvd, livres des pasteurs, des chorales et des principaux fondateurs et représentants de l’évangélisme. Il y a d’ailleurs dans la plupart des églises une « boutique » où les adeptes peuvent faire leurs achats, comme les boutiques souvenirs que l’on trouve dans les musées.<br /> <br /> Mais comment de telles organisations qui prétendent vouloir aider les peuples africains en difficulté, peuvent elles leur demander d’acheter ces objets, de contribuer puisqu’ils n’ont aucun moyens financiers et vivent pour la plupart dans des conditions de vie indécentes ? Comment se reconnaître alors dans ces pasteurs qui viennent prêcher la « parole de Dieu » en costume-cravate quand on ne peut même pas offrir de l’eau potable à ces enfants ? Parce que c’est là qu’est le problème. Bien que l’argent des contributions soit utilisé pour venir en aide aux plus démunis, nombre de ces églises en détourne la majeure partie pour leur propre compte comme on peut le voir dans la Bourse du Samaritain, organisation chrétienne évangéliste fondée par Franklin Graham (fils du célèbre prêcheur évangéliste Billy Graham et conseiller) qui reçoit une « compensation » annuelle d’un montant de 283 798 dollars auxquels s’ajoutent d’autres recettes et bénéfices dérivés de son labeur comme « sauveur d’âmes » . Mais les hommes d’église ne doivent-ils pas faire vœu de pauvreté et vivre le plus simplement possible ? Certains de ces pasteurs n’ont même parfois aucune formation théologique et profite de la faiblesse de certains pour les convaincre de les suivre.<br /> <br /> De plus, si ces églises représentent une sorte de communauté, une fois membre, vous devez vouer votre vie au bien-être et à la pérennité de la communauté. Il n’est pas rare que l’on vous demande d’autres contributions en dehors de celles demandées à la fin du culte. Vous devez vous impliquer activement, c’est-à-dire être assister le plus régulièrement possible aux cultes, devenir à votre tour un mentor, convaincre vos amis, vos enfants, votre conjoint, vos parents de se convertir à l’évangélisme. Si ces derniers refusent, il n’est pas rare que l’on vous demande de couper les ponts avec vos proches. Cela peut aller très loin car certains couples se sont même séparés après des années de mariage pour épouser un autre membre de l’église car l’un des conjoints ne voulaient pas se convertir.<br /> <br /> Toutes vos décisions personnelles doivent être prises après avoir consulté votre mentor qui vous dira si c’est bon pour vous ou non. Je me souviens d’une de mes anciennes amies qui du jour au lendemain a décidé de retirer ses piercings à la langue et au nombril (qu’elle avait depuis des années) parce que son mentor lui a dit que çà allait à l’encontre de la croyance évangélique tout comme elle lui a, il y a près de 2 ans, conseillé de reporter ses vacances en Guadeloupe, qu’elle souhaitait prendre en juillet, car ce n’était pas « le bon moment ». Vous n’avez plus aucune autonomie, aucune liberté dans vos choix de vie. Mais me direz-vous seuls les personnes faibles peuvent arriver à se laisser manipuler de la sorte. Mais vous avez tort. Il suffit d’une seule occasion, d’un seul moment de vulnérabilité et vous tomberez sous la coupe de ces églises. Elles profitent de vos moments de doute pour vous entourer au maximum et sans vous en rendre compte, vous devenez en un rien de temps un membre actif de leur communauté, tout comme dans les sectes.<br /> <br /> Les pouvoirs publics. Face à ces dérives, les pouvoirs publics ne font rien, ils observent et même pire dans certains cas, encouragent le développement de ces églises de réveil, en en devenant eux-mêmes des membres. C’est le cas du président de la Côté d’Ivoire Laurent Gbagbo et surtout de sa femme Madame Simone Ehivet Gbagbo, évangéliste convaincue. Mais c’est également le cas de George W. Bush ainsi que de son père, qui ont pour conseillers respectivement Franklin Graham et Billy Graham, le père. Ce soutien, donne aux évangélistes une certaine légitimité et leur permet de faire pression sur les pouvoirs politiques en place. Pour ma part, je pense qu’il existe parmi les évangélistes des personnes sincères, non intéressées et qui sont vraiment là pour aider leur prochain. Mais, la vitesse à laquelle se sont développées les églises de réveil en Afrique, me pousse à douter de la sincérité de toutes ces églises et je pense qu’il est grand temps que les politiques s’en mêlent et contrôlent toutes ces églises, notamment en ce qui concerne leurs finances et leurs pratiques.
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