L'élection du nouveau président du Gabon, Ali Bongo Odimba, n'est pas une surprise. On s'y attendait. Il fallait juste la confirmation et l'officialisation après le scrutin qui vient d'avoir lieu. Cette élection qualifiée de "continuité su pouvoir", n'est pas non plus une exception dans les pays en voie de développement. Ali Bongo Odimba est élu Président du Gabon, ce dimanche 30 août 2009.
Préssenti, médiatisé, puis confirmé, Ali Bongo Odimba succède à son père Omar Bongo Odimba, mort au pouvoir, après avoir règner sans partage, durant 42 ans de pouvoir. Le fils, lui, a toujours vécu aux côtés du pouvoir de son père, servant le gouvernement, en occupant les postes enviés de Ministre des Affaires Etrangères, et de Ministre de la Défense. Ainsi, le nouveau président Ali Bongo a passé l'essentiel de sa vie dans les arcanes du pouvoir de son puissant père, Omar Bongo. Il a beaucoup appris avec ce pouvoir et ce système-Bongo, mis en place. Il connaît donc bien les hommes politiques du pays. Tous ceux qui se présentaient pour lui, étaient en réalité, les serviteurs et les travailleurs attitrés de ce système du patriarche Bongo, auxquels ils ont toujours été des serviteurs loyaux.
Le "Quator", qui s'est prononcé comme "candidats" pour cette élection présidentiel, était en réalité, vingt-trois candidats potentiels contre le fils de Bongo. Ce dernier disposait des atouts, des moyens financiers et matériels pour bien mener sa campagne électorale de cette présidentielle 2009. Ces quatre représentaient les plus importants des canditats.
Casimir Oyé Mba, Pierre Mamboundou, André Mba Obame, et Jean Eyaghe Ndong, tous les quatre furent "membres" actifs au sein du PDG, Parti Démocratique Gabonais, le parti fondé par le père d'Ali, le président Omar Bongo. Fidèles parmi les fidèles du président disparu, ils ont tous occupés des postes très importants et stratégiques dans les divers gouvernement. gabonais. C'est un entourage qui se connaissait très bien dans ce "milieu", se rendant des services.
L'actuel président Ali Bongo Odimba est diplômé en droit. Il est marié à une française, "Inge".
Ali connaît très bien les rouages du pouvoir et de la politique au Gabon. Il sait très bien que ces adversaires sont "fragiles". Mais il n'aura pas à craindre non plus qui que ce soit. Le Gabon est ben tenu par une solide politique interne et externe. Cette élection fut pour lui un test. Et qu'il va naturellement gagner, sans problème. On a beau polémiquer, c'est comme cela que se fait souvent la politique en Afrique. Gagner une élection n'est pas seulement être un intellectuel mais aussi une personnalité connue. Et bénéficier des circonstances forcées du destin familial. Le pouvoir politique étant bien sûr, une combinaison de plusieurs facteurs, un bon carnet d' adresses ou agendas, bien fournis.
On peut toujours gosser et crier aux "fraudes", à la manipulation, la politique en Afrique se fait autrement, s'appuyant aux lobbies financiers et de certaines implications directs ou indirectes des grandes puissances. Elles ont trop d'intérêts en jeu en Afrique qu'elle ne laissent rien au hasard. Ce qui explique la mainmise étrangère sur les économies africaines.
Le président Ali Bongo est donc confortement bien élu, succédant dans le faufeuil tout chaud de son père. A 50 ans, il est l'homme de la France. Comme ce fut le cas pour son père, en 1968. Il présentait à leurs yeux, celui qui pouvait valablement assumer ce rôle. En l'élisant, les Gabonais savent que c'est la politique de la continuité du système.
Ce n'est pas encore la fin d'une époque, mais la consolidité de ce qu'on appelle désormais le "Bongoland".
Il est encore relativement jeune et peut espérer avoir encore des années devant lui. Sauf si, le destin en décidait autrement. En attendant, pour les Gabonnais, un Bongo en remplace un autre. Après Bongo...c'est Ali !